Aya Nakamura : retour sur son concert à Bordeaux en 2023
Aya Nakamura : son concert à Bordeaux en 2023

Le 21 mai 2023, la chanteuse franco-malienne de 29 ans, qui a rendu hommage à Aznavour pour la cérémonie d’ouverture des JO 2024, se produisait sur la scène de l’Arkéa Arena à Floirac devant 10 000 personnes pour le premier concert de sa tournée européenne. Voici ce qu’il faut savoir d’une star planétaire.

Un retour attendu

Le 21 mai, le public bordelais est tout excité à l’idée de retrouver Aya Nakamura après trois ans d’absence scénique. De retour avec son nouvel album « DNK », en référence à Danioko, son véritable patronyme, la chanteuse partage avec 10 000 spectateurs - essentiellement des femmes - le plaisir que lui procure de retrouver les salles de concert : « Ça fait trois ans que je ne suis pas revenue sur scène, je suis tellement contente d’être là ce soir ». « Ça va ou quoi, Bordeaux ? » 10 000 personnes ont fait le déplacement pour venir voir chanter l’artiste franco-malienne à Floirac le 21 mai 2023.

Heureusement pour cette dernière, ce n’est que le début de l’aventure. Deux jours après sa prestation bordelaise, Aya prend la route pour Lyon avec un concert le 23 mai 2023 à la Halle Tony-Garnier. Le concert qui a pourtant bien commencé s’est légèrement dégradé lorsque l’artiste a demandé « Ça va ou quoi, Bordeaux ? » aux Lyonnais et Lyonnaises… Nous pouvons définitivement confirmer que le Port de la Lune a mis des étoiles plein les yeux de la star ! Malgré quelques critiques sur les réseaux sociaux après cet incident, le concert s’est déroulé de la meilleure des manières et la légère erreur n’a en rien entaché la carrière de l’artiste.

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Une ascension fulgurante

Pour la chanteuse, tout a commencé en 2014. À l’époque, Aya Nakamura écrit quelques textes et chansons qu’elle poste sur les réseaux sociaux. Face à l’algorithme, deux chansons sortent notamment du lot : « Karma » et « J’ai mal ». Ses débuts prometteurs se concrétisent en 2017, avec la sortie de son premier album intitulé « Journal intime », qui devient disque de platine. Par la suite tout s’enchaîne rapidement, en 2018, elle sort son deuxième album « Nakamura », et se fait connaître du grand public, propulsée par le single « Djadja ». La musique est certifiée disque de diamant, avec des ventes atteignant plus de 550 000 unités en France et plus de 1,2 million d’exemplaires vendus dans le monde.

L’artiste francophone la plus écoutée au monde

Avec la sortie de son nouvel opus « DNK » l’an passé, les chiffres déjà vertigineux de la superstar ont une fois de plus explosé et lui permettent de conserver son titre de l’artiste francophone la plus écoutée dans le monde, qu’elle possède depuis 2020. En juillet 2021, Aya Nakamura a franchi le seuil symbolique du milliard d’écoutes sur Spotify, établissant ainsi un record pour une artiste francophone. Aujourd’hui, son catalogue cumule plus de 6 milliards de streams, d’après son label REC 118. Sur YouTube également, la chanteuse continue de battre tous les records. En septembre 2022, elle a dépassé les trois milliards de vues. Sa chanson « Djadja » cumule 962 millions de vues sur Youtube.

Attaques racistes et polémique autour des JO

Le 9 février 2024, tous ses records et son travail ont été récompensés au cours de la cérémonie des Victoires de la musique. Lors de cet événement qui récompense chaque année depuis 1985 les artistes du monde de la musique de variétés, Aya Nakamura a été sacrée artiste féminine de l’année. Un accomplissement pour cette artiste qui se sent régulièrement dévalorisée dans son pays.

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Vingt jours après ce sacre, la chanteuse fait parler d’elle une nouvelle fois, après la publication d’une enquête par le magazine l’Express sur les Jeux olympiques de Paris 2024 et les exigences d’Emmanuel Macron. Dans ses colonnes, le magazine explique que le président de la République Française souhaite que l’artiste franco-malienne performe lors de l’ouverture des Jeux Olympiques et Paralympiques le 26 juillet prochain avec un morceau d’Édith Piaf. Cette rumeur a suscité des réactions virulentes. Le lundi 11 mars, l’artiste a été visée par des attaques racistes émanant de l’extrême droite. Le collectif identitaire « Les Natifs » a manifesté en brandissant une banderole portant l’inscription : « Y’a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako ». Dans le monde politique, des commentaires racistes et des critiques ont aussi été prononcés, notamment par des partis d’extrême droite comme Reconquête ou le Rassemblement National.

La consécration, malgré tout

Malgré cette vague de haine et de racisme, la chanteuse a une fois encore brillé par son travail lors de la cérémonie des flammes 2024, récompenses musicales françaises décernées aux artistes français de la musique urbaine. Au cours de la soirée du 25 avril dernier, la jeune femme a reçu pas moins de trois récompenses dont celle de l’artiste féminine de l’année et s’est positionnée comme la reine incontestée de la scène musicale française. Pour couronner le tout, Aya Nakamura a fait son apparition sur le tapis vert - pour le thème 2024 « Jardin du temps » - du Met Gala, le 6 mai dernier à New York. Cette invitation d’Anna Wintour, organisatrice de l’événement et rédactrice en chef du magazine Vogue, confirme pour de bon l’influence planétaire d’Aya Nakamura.