Antoine de Maximy repart à l'aventure en Alaska pour « J'irai dormir chez vous »
Indémodable et toujours vêtu de sa mythique chemise rouge, Antoine de Maximy s'élance une nouvelle fois pour son émission culte « J'irai dormir chez vous ». Ce 74e numéro, diffusé ce vendredi à 21h10 sur RMC Découverte, marque une première : la découverte de l'Alaska. L'animateur-aventurier dévoile à 20 Minutes les détails de cette expérience unique, évoquant ses précédentes aventures et ses futurs projets.
Une destination immense et isolée
L'Alaska, trois fois plus grand que la France avec moins d'un million d'habitants, offre un territoire vaste caractérisé par l'isolement des communautés et les distances interminables. Antoine de Maximy avoue ne s'être que peu préparé à cette aventure. « Je n'y étais jamais allé, précise-t-il. Je ne pensais pas que j'irai un jour. » Il ajoute : « Je n'appréhende pas grand chose. Pour l'Alaska, un peu la saison... J'y suis allé en octobre, entre l'hiver et l'été, avec des températures de -5°C à 15°C. L'absence de touristes permet plus d'authenticité et de rencontrer des personnages extraordinaires. »
Parmi ces rencontres, Gordon, vivant dans un van au cœur du parc du Denali, sous la neige, avec un casque militaire qu'il porte depuis un grave accident. Chaque choc à la tête lui fait perdre la mémoire. « C'est quelqu'un d'exceptionnel, confie Antoine de Maximy. Je ne vois pas bien comment il va passer l'hiver, mais j'espère qu'il va bien. »
Un parcours semé d'embûches et de projets audacieux
Avec l'Alaska, Antoine de Maximy ajoute une nouvelle destination à son palmarès, vingt ans après le début de « J'irai dormir chez vous ». « Tout est improvisé, assure le sexagénaire. Je pars seul avec mon matériel. L'intérêt est de faire quelque chose d'inédit. » Seul, il a affronté des conflits et des tournages complexes, même avant son émission. Dans les années 1980, il a participé à un film sur les Casques bleus à Beyrouth et travaillé pour CBS News comme ingénieur du son jusqu'en 1986. Il est retourné à Beyrouth pour couvrir la guerre Iran-Irak. « J'avais 20-24 ans, c'était vraiment chaud. Dans le cadre de l'émission, je me suis retrouvé au milieu d'une fusillade à Sainte-Lucie. »
Fort de son expérience de journaliste et correspondant de guerre, il aspire à visiter des pays fermés ou en guerre. « Je voudrais aller en Corée du Nord et en Afghanistan », confie-t-il. Ces destinations nécessitent des ajustements, comme lors d'un tournage à Taïwan, où il a dû changer de plan pour le Vietnam face aux difficultés.
Regard sur la concurrence et projets futurs
Antoine de Maximy, qui avoue ne « pas trop regarder la télé », observe tout de même ses « concurrents ». À propos de « Nus et culottés », il note : « On a la même boîte de production. Ils ont su construire leur émission différemment. » Il ne se voit pas participer à des défis voyage dans d'autres programmes, comme « Rendez-vous en terre inconnue », estimant être trop expérimenté.
À 66 ans, il n'envisage pas de s'arrêter. « Je n'ai pas envie d'arrêter avant 70 ans », déclare-t-il, alors qu'il a déjà tourné un prochain numéro sur l'île Maurice. Outre son émission, il prépare un nouveau film et envisage de jouer dans des fictions. « Ce n'est jamais trop tard pour commencer quoi que ce soit, conclut-il. Il n'y a peut-être que pour la danse classique que je vais éviter. »



