Ben Affleck révèle la difficulté de motiver ses enfants pour le cinéma
Affleck : motiver ses enfants pour le cinéma est difficile

La difficile motivation des adolescents pour le cinéma selon Ben Affleck

« Mes enfants, j'ai du mal à les motiver pour aller au cinéma », a déclaré l'acteur et producteur Ben Affleck lors d'un entretien avec le podcasteur conservateur américain Joe Rogan, le 16 janvier dernier. Il a pointé du doigt les plateformes comme TikTok et YouTube, qui captent constamment l'attention des jeunes sur leurs smartphones.

Un problème partagé par de nombreux parents

L'aveu de cette star hollywoodienne, qui peine à convaincre ses propres enfants de se rendre ensemble dans une salle obscure, résonne avec l'expérience de nombreux parents d'adolescents. Ces derniers ont souvent l'impression de devoir traîner leurs rejetons pour des sorties culturelles, comme aller voir une pièce de théâtre classique, alors que les propositions de films en famille sont fréquemment accueillies avec réticence.

Quand les parents suggèrent une séance de cinéma, les adolescents trouvent soudainement toutes sortes d'excuses, comme avoir trop de devoirs. La crainte sous-jacente ? Se retrouver à devoir endurer des films potentiellement ennuyeux, liés au programme scolaire ou, pire encore, des œuvres que les parents ont aimées dans leur jeunesse.

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L'impact des vidéos courtes sur la capacité d'attention

Les vidéos courtes de TikTok, Instagram et YouTube ont significativement réduit la capacité de concentration des jeunes. Alors qu'un film comme Oppenheimer dure environ trois heures, le même temps permet de visionner des centaines de clips sur les réseaux sociaux, offrant une gratification instantanée et constante.

Témoignages révélateurs

Les réactions des adolescents et des adultes illustrent bien ce phénomène :

  • « On est obligé de le regarder en entier ? » – un ado typique.
  • « Le Chant des forêts, c'est quand même très, très long » – un autre adolescent.
  • « Mes fils croyaient que c'était un film d'action. Quand ils ont vu que c'était un film étranger avec une femme entre deux âges, ils sont sortis » – une mère.
  • « On n'est jamais allés au cinéma tous les quatre. Impossible de se mettre d'accord sur un film » – une autre mère.
  • « Avant, quand on étudiait la Seconde Guerre mondiale, je leur conseillais une liste de films ; ceux qui en faisaient des comptes rendus avaient des points en plus. Depuis quatre ans, plus personne ne les regarde. Cette année, je n'ai même pas donné la liste » – une professeure de collège.

Une évolution inquiétante des habitudes culturelles

Après le débat d'il y a un demi-siècle sur la différence entre regarder un film à la télévision et au cinéma, la question se réduit désormais à : « Regarder un film, vraiment ? ». Alors que des vagues d'articles expliquaient autrefois comment donner le goût de la lecture aux enfants, on peut désormais s'attendre à des émissions sur France Inter consacrées à « comment faire regarder des films en entier à vos ados ».

Ce constat souligne un changement profond dans les pratiques culturelles des jeunes générations, influencées par les technologies numériques et les formats de contenu rapides. Les parents et éducateurs sont confrontés à un nouveau défi : maintenir l'intérêt pour les œuvres cinématographiques longues dans un monde dominé par l'immédiateté.

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