Pendant six semaines, la salle des fêtes Saint-Romain a servi de théâtre aux élèves de deux classes de 4e du collège Robert-Barrière pour l'expérimentation des métiers des arts vivants. Cet atelier artistique s'est déroulé en présence de Céline Bosc et Éric Ksouri, deux artistes de la compagnie de La Ravine rousse, et de Pierre Belair et Christophe Lassus, deux enseignants du collège.
Une collaboration pluridisciplinaire
« Cette résidence artistique a été l'occasion de travailler en multiples collaborations tels que la confection de masques en cours d'arts plastiques, la création de coulisses bois et plastiques avec l'atelier section habitat de Segpa, l'étude du théâtre et de la Commedia dell'arte en français et latin », expliquent de concert les enseignants. Ce projet a permis aux collégiens d'expérimenter différentes facettes des métiers des arts vivants et de vivre une expérience collective riche, durant laquelle chacun a dû se mobiliser pour être prêt pour le spectacle final.
Un spectacle sans parole
Il s'agissait en l'occurrence de petites saynètes de la vie quotidienne dans lesquelles les jeunes artistes apparaissaient masqués, avec leurs corps pour seul moyen de communication. Comme leur ont expliqué avec insistance les deux comédiens : « sous le masque, on ne parle pas ». L'accompagnement sonore a été réalisé par les élèves à l'aide de bruitages, de sons divers et variés ainsi que d'un accordéon, qui a souligné et renforcé l'action des élèves sur la scène.
Un pari réussi
Ainsi, les comédiens en herbe ont eu le plaisir et l'extrême satisfaction de réussir leur pari malgré la peur de ne pas être à la hauteur de leur entreprise. Jeudi dernier a eu lieu la restitution de ce spectacle devant un public bienveillant, composé des élèves d'une classe de CM2, de quelques parents d'élèves et des résidents de l'Ehpad. « Nous tenons sincèrement à remercier le Département de la Gironde pour le financement de ce projet, la mairie de Sauveterre-de-Guyenne pour le prêt de la salle, l'administration du collège pour son soutien et Céline et Éric pour leur bienveillance », précisent les deux enseignants.



