Un danseur de renom au lycée Haroun-Tazieff
Avant de se produire ce mardi 12 mai sur la scène de l’Atrium de Dax dans le spectacle « Näss », Akciel Régent Gonzalez s’est rendu ce lundi au lycée Haroun-Tazieff de Saint-Paul-lès-Dax pour donner deux heures de cours à des élèves de seconde. Le spectacle est si réputé que sa représentation à Dax affiche complet depuis septembre dernier.
« Näss » : un spectacle mondialement reconnu
« Näss » – « les gens » en arabe –, qui met en scène sept danseurs pour un show d’une heure mêlant danse contemporaine, hip-hop et danse traditionnelle marocaine, tourne depuis huit ans dans le monde entier. Ce mardi 12 mai 2026, l’œuvre du directeur du Centre chorégraphique national du Havre – Le Phare, Fouad Boussouf, vient conclure la saison des Amis du théâtre – ATP de Dax, dans la salle de l’Atrium. « Une chance inouïe », se félicitent la coprésidente de l’association Anne Picand et la secrétaire adjointe Marie-Hélène Wattebled-Bellocq, pour qui la venue de cette pièce de prestige vient parfaire une saison culturelle qu’elles jugent réussie.
Akciel Régent Gonzalez : un CV impressionnant
Akciel Régent Gonzalez est l’un des membres de la troupe. À 31 ans, ce danseur professionnel affiche déjà un CV long comme le bras. Des collaborations avec Ed Sheeran, Mika, Blanca Li… On a pu le voir dans un tableau de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, ou danser sur des plateaux télévisés. Et depuis six ans, le Parisien d’origine a rejoint la troupe de « Näss ».
« C’est un spectacle qui laisse libre cours à l’interprétation, à l’émotion. Durant une heure, on ne quitte pas la scène, on ne peut pas tricher », explique-t-il. « Avec ce spectacle, j’ai dansé au Canada, au Rwanda, au Maroc… On tourne beaucoup en Afrique et en Asie. Ce qui compte, c’est l’harmonie du groupe. »
Une master class pour partager l'art de la danse
Encore un peu loin de la scène, ce lundi, Akciel Régent Gonzalez était convié au lycée Haroun-Tazieff pour donner une master class de deux heures devant une vingtaine de lycéens. « La programmation d’œuvres culturelles n’est pas la seule mission des Amis du théâtre, livre Anne Picand. Il y a deux autres pans : la création et la médiation. On veille à ce qu’un atelier, un bord de scène, soit proposé pour chaque spectacle. D’où cette master class, qui sera suivie d’une autre aux Ateliers de la danse de Misson, assurée par un autre membre de la troupe. »
Face à des mines mi-impressionnées, mi-intriguées, le danseur se lance, pas forcément habitué à enseigner son art mais tout à fait volontaire. « En danse, on compte huit mesures », lance-t-il à la classe de seconde avant d’entamer une démonstration. « Un, deux, trois… Non, pas tout à fait comme ça, recommence s’il te plaît, on te regarde. » L’élève s’exécute, un peu maladroitement, lançant des gestes assurément bien moins fluides que ceux de celui qui devient son enseignant deux heures durant. « Mettez-vous deux par deux, essayez de compter la mesure, imitez-moi. Ce n’est pas grave si vous ne comprenez pas tout ce que je fais, faites appel à votre mémoire visuelle. »
Sur le banc, pour une fois, leur professeure de sport, Aurélie, les observe attentivement. « La danse fait partie du programme des secondes. C’est d’autant plus important pour cette classe, dont la spécialisation est l’art. Tous les vendredis depuis janvier, la chorégraphe dacquoise Dominique Peyronne leur donne deux heures de cours. Là, exceptionnellement, on a rajouté ce cours pour profiter de la venue de ce danseur. La danse, ça leur apporte beaucoup, aux jeunes, c’est un très bel outil d’expression. »
Pendant ce temps, Akciel Régent Gonzalez poursuit son cours. « Ça m’intéresse beaucoup de donner goût à travers un atelier, de faire partager mon travail. J’aimerais bien leur donner envie de se mettre à la danse. » Une façon, en quelque sorte, de semer des graines de danseurs.



