La place Noilly, à Marseillan, abrite une œuvre contemporaine spectaculaire et énigmatique : la vague S11. Installée dans le prolongement du parcours culturel aménagé autour du port, cette sculpture a été réalisée par Mehdi Melhaoui en 2013, dans le cadre d'une résidence artistique organisée par Le Living-Room, structure de création contemporaine portée par l'artiste Cédric Torne. La résidence s'est notamment déroulée dans un ancien chai proche du port.
Une œuvre pensée pour l'étang de Thau
Le choix de Marseillan n'est pas anodin : l'artiste souhaitait que son œuvre dialogue directement avec l'étang de Thau et son horizon. Installée de façon pérenne en juin 2019, la sculpture ne cherche pas à représenter fidèlement la mer. Elle en propose plutôt une empreinte, la matérialisation d'un mouvement par nature insaisissable.
Onze sections verticales pour une ligne courbe
Son nom, S11, fait référence à sa composition : onze sections verticales sont retenues par une ligne. Mais celle-ci n'est pas réellement horizontale. Légèrement courbe, elle évoque une ligne d'horizon déformée. Mehdi Melhaoui explique que son travail part précisément d'une réflexion sur le regard et l'horizon. La vague devient ainsi une sorte d'horizon matérialisé, mais un horizon qui se dérobe et perturbe notre perception du paysage.
Un paradoxe visuel qui interpelle le visiteur
Toute la force de l'œuvre réside dans ce paradoxe : une vague qui ne bouge pas. Le visiteur est ainsi invité à suivre ses fines ondulations. La sculpture, par sa présence pérenne depuis juin 2019, s'inscrit durablement dans le paysage de Marseillan, enrichissant le parcours culturel du port et offrant une expérience visuelle unique aux habitants et aux touristes.



