Cenon célèbre le jazz avec une double exposition et un partenariat durable
Cenon : double exposition jazz et partenariat durable

Le Rocher de Palmer à Cenon lance un mois dédié au jazz avec des expositions et un projet de partenariat

Durant tout le mois de mars, la salle de Cenon propose une immersion dans l'univers du jazz grâce à deux expositions organisées en collaboration avec le magazine de référence Jazz Magazine. Ces événements présentent des photographies tirées des archives de la revue et une série de Unes consacrées au légendaire trompettiste Miles Davis, offrant ainsi un voyage à travers cinq décennies d'explorations musicales.

Un partenariat durable en perspective

Patrick Duval, directeur du Rocher de Palmer à Cenon, a annoncé clairement son ambition : « On aimerait établir un partenariat durable avec Jazz Magazine ». Si ce projet se concrétise, il débutera dès ce mois de mars. Le samedi 21 mars, Fred Goaty, directeur de la rédaction du magazine, animera une conférence sur Miles Davis, suivie d'un concert réunissant des artistes de renom tels que le saxophoniste Raphaël Imbert, le chanteur Hugh Coltman et la batteuse Julie Saury.

Deux expositions pour célébrer l'histoire du jazz

Depuis le mercredi 4 mars, le centre musical de Cenon dévoile deux expositions en lien avec Jazz Magazine. La première rassemble une trentaine de premières pages de la revue, pionnière dans la valorisation de la photographie dans la presse musicale française. On y découvre des figures emblématiques comme Ella Fitzgerald en 1957, Duke Ellington en 1965 ou Sun Ra en 1972. L'exposition met particulièrement en avant une trentaine de Unes illustrant Miles Davis à différentes périodes de sa carrière, qui a évolué en parallèle avec le magazine lancé fin 1954, surfant sur les vagues du bop, du cool, du free et du jazz électrique.

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Miles Davis : un artiste caméléon

Les photographies de Miles Davis révèlent un artiste aux multiples facettes, capable de réinventer son langage musical sans jamais se renier. On le voit en jeune homme fluet, marqué par ses collaborations avec Charlie Parker, puis cool et classe lors de son travail avec Gil Evans sur l'album Sketches of Spain. Il a également révolutionné le rapport entre jazz et cinéma pendant le tournage d'Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle, donné naissance au jazz modal avec Kind of Blue, et exploré les sons électriques, le funk et même le hip-hop avec Doo-Bop, sorti en 1992.

Des moments historiques et des artistes oubliés

L'exposition présente aussi des clichés iconiques, comme celui de l'album Tutu signé Irving Penn, et évoque des projets audacieux, tel que celui avec Jimi Hendrix qui a échoué à cause d'un télégramme tardif de Paul McCartney. Quelques mètres plus loin, dix photographies issues du fond documentaire de la revue, exposées une seule fois à Paris, mettent en lumière des artistes injustement oubliés comme le trio vocal Lambert-Hendricks-Ross ou la tromboniste Melba Liston, pionnière du jazz instrumental féminin.

La beauté intemporelle de la photographie jazz

Ces images capturent des instants précieux : le regard préoccupé de Billie Holiday, la complicité entre Louis Armstrong et une musicienne japonaise, ou la lumière électrique reflétée sur le front de Miles Davis. Elles témoignent de l'existence d'un véritable art de la photographie jazz, presque une discipline à part entière, qui touche par sa beauté et son émotion.

Les expositions sont accessibles jusqu'au 28 mars, du mercredi au vendredi de 14 à 18 heures, avec entrée libre, ainsi que les soirs de concert sur présentation du billet d'entrée. Pour plus d'informations, consultez le site lerocherdepalmer.fr.

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