Diplômée de l’école d’architecture de Montpellier en 2014, Claire Deshons a d'abord travaillé en agence pendant plusieurs années. Aujourd'hui, elle se lance à son compte comme architecte indépendante, tout en enseignant au Cread, l’école d’architecture d’intérieur de Montpellier. L’arrivée de son petit garçon il y a deux ans a bouleversé ses priorités.
Un tournant écologique et territorial
« Tout ce que je pensais enfoui de mes envies m’a brutalement sauté aux yeux. Je ne me retrouvais plus dans ce que je faisais ; j’avais le sentiment d’être déconnectée du côté humain et du territoire », confie Claire Deshons. Elle a alors cherché une maison dans le Piémont cévenol pour renouer avec ses racines familiales, originaires de Saint-Hippolyte-du-Fort et de Cros. « Je venais souvent en vacances ici et j’ai décidé de déménager de Montpellier. »
Son installation vise à promouvoir l’utilisation de matériaux locaux, afin de minimiser l’impact sur l’environnement et la biodiversité. « Je veux travailler à petite échelle dans la réhabilitation pour retrouver un intérieur plus sain », explique-t-elle. Elle souhaite également placer le dialogue et la dimension humaine au cœur de ses projets, en proposant des ateliers participatifs où le client est intégré à la phase de conception.
Premier projet et expositions
Son premier projet en tant qu’indépendante est lié à la commune de Quissac : concevoir un local de rangement d’équipements sportifs au stade. Par ailleurs, après des expositions à Alès et Saint-Hilaire-de-Brethmas, elle présentera ses dessins et encres sur toile à Sérignac fin juillet.
Sensibilisation des enfants à l'architecture durable
Dans le cadre scolaire, Claire Deshons développe des ateliers dans les écoles primaires pour explorer, créer et sensibiliser les enfants à l’architecture en lien avec l’environnement et la nature. Trois ateliers sont déjà programmés en septembre prochain à l’école de Castries. « Ici ça fait sens, tout est lié. Je me retrouve en développant une architecture qui correspond à un territoire, qui s’adapte », conclut-elle.



