Trump évoque une réconciliation avec Anthropic après une rupture commerciale
Trump évoque une réconciliation avec Anthropic

Donald Trump envisage une réconciliation avec la start-up d'IA Anthropic

Le président américain Donald Trump a évoqué mardi une possible réconciliation avec la start-up spécialisée en intelligence artificielle générative Anthropic. Cette déclaration intervient deux mois après que l'administration Trump a ordonné la rupture de toutes les relations commerciales avec l'entreprise californienne.

Des propos apaisants après des mois de tensions

Dans un entretien téléphonique diffusé en direct par la chaîne CNBC, Donald Trump a adopté un ton conciliant : « Nous allons nous entendre », a-t-il promis. « Ce sont des gens très intelligents et ils peuvent nous être très utiles », a ajouté le président américain, marquant un net changement de discours par rapport aux positions précédemment adoptées.

Le contentieux entre le gouvernement américain et Anthropic trouve son origine dans les réserves exprimées par l'entreprise concernant l'utilisation de ses modèles d'IA. Anthropic s'est opposée à ce que ses technologies soient employées pour la surveillance de masse des populations civiles et pour des attaques mortelles menées par l'armée américaine.

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Une rupture commerciale et des conséquences juridiques

Mécontent de ne pas avoir obtenu la levée de ces restrictions malgré plusieurs mois de discussions, le ministre de la Défense Pete Hegseth a mis fin au contrat entre les deux parties fin février. Donald Trump a ensuite élargi cette mesure à toutes les entités du gouvernement fédéral.

Pete Hegseth a également demandé l'inscription d'Anthropic sur une liste d'entreprises « à risque » pour la sécurité nationale américaine. Cette liste ne comprenait, jusqu'alors, que des sociétés étrangères, ce qui rend cette inclusion particulièrement significative.

Une bataille judiciaire complexe en cours

Anthropic a contesté ces décisions devant les tribunaux. Fin janvier, un tribunal fédéral de San Francisco a suspendu les mesures gouvernementales, une décision contre laquelle l'administration Trump a immédiatement fait appel.

Dans une procédure parallèle concernant les mêmes événements, un tribunal de Washington a refusé de suspendre l'inscription de l'entreprise sur la liste des sociétés à risque. Les deux dossiers doivent encore être examinés sur le fond par les instances judiciaires compétentes.

Des positions contradictoires et des signaux positifs

« Anthropic a voulu dicter ses conditions à notre armée », a déclaré Donald Trump mardi, avant d'ajouter : « Nous ne pouvions pas accepter ça. Ils sont très à gauche, mais on s'entendra ». Cette dernière remarque illustre la complexité des relations entre l'administration et la start-up.

Le gouvernement Trump avait envoyé un premier signal favorable vendredi dernier, avec la réception à la Maison Blanche de Dario Amodei, le patron d'Anthropic. Un porte-parole a qualifié cette rencontre de « productive et constructive ». La réunion s'est déroulée en présence de Susie Wiles, directrice de cabinet de Donald Trump, et de Scott Bessent, ministre des Finances.

Un contexte concurrentiel dans le secteur de l'IA militaire

Le modèle d'IA d'Anthropic, Claude, reste aujourd'hui le seul dont l'utilisation est autorisée pour des opérations classifiées au sein de l'armée américaine. Cette position privilégiée pourrait expliquer les efforts de réconciliation de part et d'autre.

Après la rupture avec Anthropic, OpenAI s'est entendu avec le gouvernement américain sur l'intégration de ses interfaces d'IA dans le périmètre des opérations militaires classifiées. Cependant, ce processus n'est pas encore arrivé à son terme, laissant une fenêtre d'opportunité pour une éventuelle réconciliation entre Anthropic et l'administration Trump.

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