Paul Duan, le "good guy" de l'IA qui veut donner des superpouvoirs aux travailleurs sociaux
Paul Duan, le "good guy" de l'IA au service du bien commun

Paul Duan, le « good guy » de l’IA qui veut « donner des superpouvoirs à ceux qui font le boulot sur le terrain »

Après avoir fondé Bayes Impact dans la Silicon Valley à seulement 21 ans, ce surdoué des algorithmes est de retour en France pour moderniser les services publics. Portrait d’un entrepreneur social pas comme les autres.

Un parcours atypique

Né en 1992 à Trappes, dans les Yvelines, de parents ingénieurs chinois, Paul Duan a très tôt montré des aptitudes exceptionnelles pour les mathématiques et l’informatique. À 21 ans, il crée Bayes Impact, une ONG dédiée à l’utilisation de la data science pour résoudre des problèmes sociétaux. Après un passage remarqué aux États-Unis, il revient en France avec une ambition claire : mettre l’intelligence artificielle au service du bien commun.

Une mission : augmenter les travailleurs sociaux

Lors d’une soirée de mi-janvier au Philanthro-Lab, un incubateur d’initiatives à impact positif situé au cœur du Quartier Latin de Paris, Paul Duan, 33 ans, présente une vingtaine de projets pilotes sur les cas d’usage de l’IA en santé. Avec une équipe d’une douzaine de personnes, Bayes Impact conçoit depuis deux ans des programmes pour « augmenter » les travailleurs sociaux dans divers domaines. « Notre raison d’être, c’est de donner des superpouvoirs à ceux qui font le boulot sur le terrain », explique-t-il.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Une abnégation rare

Le credo de la « technologie pour le bien » pourrait sembler creux, mais pour Paul Duan, il s’agit d’un véritable objectif de vie, poursuivi obstinément depuis plus de dix ans. Une abnégation peu commune chez les surdoués des algorithmes, souvent attirés par les géants de la tech ou les startups lucratives. Lui a choisi une voie différente, celle de l’impact social.

Des projets concrets

Parmi les projets présentés, on trouve des outils d’aide à la décision pour les travailleurs sociaux, des algorithmes de prédiction pour mieux cibler les aides sociales, ou encore des chatbots pour orienter les usagers. L’objectif est de libérer du temps aux professionnels de terrain, souvent submergés par les tâches administratives.

Un avenir prometteur

Paul Duan fait partie de la sélection « Les 50 qui vont faire demain » du journal. Son approche, alliant technologie et solidarité, incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs qui cherchent à réconcilier innovation et progrès social. Avec Bayes Impact, il prouve que l’IA peut être une force de transformation positive pour la société.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale