Arrivé fin novembre à Sète pour une nouvelle campagne de travaux, le drakkar viking Orkan prévoit de quitter définitivement la ville au milieu du mois de juin. Les bénévoles de l'association Bátar mettront le cap sur Gibraltar avant de remonter vers Brest. La grande traversée vers les États-Unis, initialement prévue pour cette année, est reportée à 2027.
Un départ qui laissera un vide
Les Sétois commençaient à s'habituer à la silhouette effilée du drakkar amarré le long du quai de la République. Arrivé en novembre dernier de Toulouse via le canal du Midi et la mer après un transfert à Port-la-Nouvelle, Orkan s'était intégré au paysage maritime de l'Île singulière. Son départ marquera un tournant pour les 500 bénévoles de l'association Bátar qui l'ont construit à Toulouse.
Cap sur Gibraltar puis Brest
« On mettra le cap sur Gibraltar puis on remontera vers Brest, explique Anne-Laure, membre du noyau dur de l'association. Si tout va bien, on devrait ensuite faire un tour du côté des pays nordiques, la Norvège étant envisagée. Ensuite, nous retournerons à Brest pour hiverner. » Le voilier de 28 mètres de long quittera donc le canal maritime au milieu du mois de juin pour cette nouvelle aventure.
Un record de vitesse en ligne de mire
Le grand départ vers les États-Unis sur la route des Vikings, via l'Islande et le Groenland, est décalé à l'année prochaine. L'enjeu sera de taille : la trentaine d'équipiers à bord ambitionne de battre le record de vitesse établi par un drakkar danois il y a quelques années. L'association Bátar estime qu'Orkan est « le plus rapide du monde », grâce à sa chasse au poids : structure en lamellé-collé entrelardée de feuilles de carbone et absence de rames. Les premiers essais sont concluants.
Des travaux et des animations avant le départ
D'ici là, les bénévoles, renforcés par des locaux, vont entamer une nouvelle campagne de travaux. Ils aménageront des espaces de couchage spartiates sous le pont, qui doit également être imperméabilisé. Parallèlement, ils réfléchissent à des animations, comme lors d'Escale à Sète où ils proposaient des petits déjeuners le matin et quelques rafraîchissements le soir.



