Zidane : l'Italie, paradoxe entre gloire et déshonneur
Zidane : l'Italie, paradoxe entre gloire et déshonneur

À la veille du match de Ligue des nations entre la France et l'Italie, Zinédine Zidane a livré une confession inattendue sur sa relation paradoxale avec le pays transalpin. Un pays qui l'a fait roi à la Juventus, mais qui l'a aussi plongé dans le déshonneur lors de la finale de la Coupe du monde 2006. Le sélectionneur des Bleus a assumé son passé, sans regrets, tout en avouant que cette fin contrariée a nourri son rêve de devenir entraîneur de l'équipe de France.

Un amour italien assumé, entre langue et tactique

Zinédine Zidane n'a jamais caché son attachement à l'Italie. Jeudi, en conférence de presse, il a rappelé que c'est dans ce pays qu'il est « devenu un joueur peut-être important », en référence à son passage à la Juventus. Il a d'ailleurs commencé sa réponse à un confrère italien en version originale, avant de se reprendre : « Ah pardon, je dois parler en français. »

Le sélectionneur a également exprimé son respect pour la science tactique italienne, qui a fait sa réputation, et pour son mentor, Marcello Lippi. Une admiration qui contraste avec l'autre facette de son histoire italienne.

Le coup de tête de 2006, un épisode assumé mais pas regretté

Le 9 juillet 2006, en finale de la Coupe du monde, Zidane a asséné un coup de tête à Marco Materazzi, un geste qui l'a fait chuter dans le déshonneur. Un acte qu'il n'a jamais regretté, mais qu'il n'embrasse pas non plus. « Ce ne sont pas des regrets, parce que ça fait partie de ma carrière, a-t-il assumé. Je ne suis pas fier de ce qui s'est passé. Je l'ai dit, je le redis encore aujourd'hui. Mais ça fait partie d'un parcours. Vous ne pouvez pas faire que de belles choses. »

Il a ajouté que la vie est faite de hauts et de bas, et que l'important est de se concentrer sur la suite : « Maintenant, c'est la suite. C'est ce qui va se passer demain, c'est ce qui va se passer avec l'équipe de France. »

Un rêve de rédemption avec les Bleus

Zidane a également révélé que cet épisode contrarié a contribué à forger son désir de devenir sélectionneur de l'équipe de France. « Sauf qu'en 2006, je ne savais pas que j'allais devenir entraîneur. Pour moi, c'était la fin, donc ça a été très compliqué. Mais comme je crois en la vie, je crois en des choses positives, je crois en ce que je fais, je me suis préparé pour pouvoir revenir et entraîner l'équipe de France. »

Un aveu qui montre que sa quête de rédemption est toujours vivace. Nul ne sait si un succès vendredi soir suffira à l'assouvir, mais battre l'Italie serait un bon début pour s'en approcher.