Moussa Diallo, le latéral droit de Nîmes Olympique, longtemps miné par une pubalgie, a retrouvé son niveau et sera titulaire samedi 3 octobre (18 h) aux Antonins, à l'occasion de la réception d'Hyères, le dauphin de Nîmes en tête de la poule C de National 1. Le joueur de 29 ans, arrivé à l'été 2025, a déjà été titularisé à trois reprises cette saison et se dit "vachement plus libéré" physiquement.
Une saison dernière marquée par les blessures
La saison dernière, Moussa Diallo a passé plus de temps à l'infirmerie qu'en conférence de presse. Il n'a été que 16 fois dans le groupe de Gas en N2, pour 12 titularisations. "L'an dernier, je sortais d'une période très compliquée d'un point de vue physique", a-t-il reconnu. Sa présence dans la salle des Antonins il y a quinze jours, veille du match à Hauts-Lyonnais (1-3), était déjà un signe positif.
"Là, je suis vachement plus libéré, déjà physiquement, j'ai beaucoup plus confiance en mon corps, lance-t-il. J'ai aussi la confiance du coach, qui demande énormément à ses latéraux. Cela fait du bien d'exister, autant défensivement qu'offensivement."
Un parcours marqué par les hauts et les bas
Le natif de Corbeil-Essonnes (91) a connu une carrière en dents de scie. Titularisé à 19 ans en Ligue 2 avec Auxerre, le club qui l'a formé dès ses 13 ans, il a aussi joué aux Costières en avril 2017 lors d'une victoire 1-0 de l'AJA qui enterrait les espoirs nîmois de montée. Non conservé par l'AJA à 21 ans, il est ensuite passé par Cholet (N), Genève (Servette FC, D1 suisse, 2020-2024) et Beroe (D1 bulgare, 2024) avant d'arriver dans le Gard.
"Maintenant, c'est assez répandu dans le foot, il y a beaucoup de trajectoires de carrière comme ça, saccadées, liées aux blessures, parfois aux mauvais choix", témoigne Helder Esteves, l'entraîneur de Nîmes, qui l'a toujours titularisé depuis l'entame du N1. "Cela ne m'étonne pas qu'il ait joué plus haut, et qu'il soit bien en ce moment."
La pubalgie, un frein mental et physique
La pubalgie, cette douleur située au niveau du pubis et de l'aine, a été le principal adversaire de Diallo. "La pubalgie, note Esteves – moi aussi je l'ai eue –, est une pathologie qui ne te donne pas de délais, qui t'empêche d'être à 100 %, qui te ronge mentalement, demande des soins incroyables par rapport aux autres. C'est un frein, tu as du mal à croire en toi, c'est terrible."
Moussa Diallo a gardé la foi. Il fait partie d'une défense croco qui compte trois clean sheets en 5 journées, avant de recevoir Hyères, la 3e attaque de la poule (10 buts ; NO, 1er, 14).
Un rôle offensif assumé, une gestion prudente
Le nouveau Diallo semble proche de son meilleur niveau, comme en témoigne sa reprise sur la transversale à Lyon-La Duchère (0-1). "Les joueurs offensifs nous libèrent bien l'espace et, moi, j'ai besoin d'enchaîner les courses à haute intensité, s'enthousiasme-t-il. J'aime bien ce rôle, ça demande pas mal d'énergie, on finit un peu sur les rotules. Mais c'est nécessaire pour gagner des matches, donc on fait ce qu'il faut."
Helder Esteves sait le manager et le ménager. "Depuis le début de saison, on est attentif à ça. L'idée est de le faire récupérer à certains moments, sur certaines séances, à un rythme un peu différent." Aligner les sorties de 90 minutes, Diallo en a longtemps rêvé, Esteves l'a fait, avec prudence.