Équipe de France : le bloc tricolore encore friable, Zidane veut progresser
Bleus : un bloc friable, Zidane veut progresser

L'équipe de France de Zinédine Zidane affiche une volonté de jeu claire après trois journées de Ligue des nations, mais sa structuration défensive reste un sujet de préoccupation, notamment après l'heure de jeu. Le match contre l'Italie (1-1) a mis en lumière des difficultés à rester compact, un problème déjà perceptible face à la Belgique.

Un pressing haut assumé mais coûteux

Les intentions de jeu des Bleus sont louables : circuits de passes courts, défense en avançant, gêne de la relance adverse dès la perte de balle. Ce pressing, effectué par cellules de deux ou trois joueurs dans la moitié de terrain adverse, est revendiqué par le sélectionneur. « On voulait les prendre le plus haut possible », a expliqué Pierre Kaululu, tandis que Jérémy Jacquet a nuancé : « Il faut savoir faire [le pressing] au bon moment. Parfois, on a trop voulu y aller, parfois il faut juste rester au bloc médian. »

Ce pressing intense a un contrecoup : le bloc tricolore se scinde sur les transitions. Contre la Belgique, Lukebakio avait déjà exploité les espaces à son entrée en jeu à la 63e minute, et il avait fallu un arrêt décisif de Mike Maignan pour éviter l'égalisation (78e). Contre l'Italie, le gardien du Milan AC n'a pas pu sauver les Bleus quand Alessandro Bastoni a sanctionné un temps fort italien.

Le but italien, symbole des manques français

En revoyant l'action du but de Bastoni, on constate qu'une partie de l'équipe n'a pas suivi le contre amorcé par la mauvaise tête de Rabiot en retrait. Ce dernier s'est retrouvé sans solution sûre à la relance après la récupération d'Upamecano, ce qui a conduit à la perte de balle et au but italien. Les Bleus se sont alors reposés sur les qualités de Dayot Upamecano en un contre un pour compenser les manques.

« C'est seulement notre troisième match, je sais que, de toute façon, on va s'améliorer, relativisait Zinédine Zidane vendredi soir. Je vais être presque frustré que ça s'arrête. Mais c'est comme ça, on n'est pas un club. »

Des remplacements tardifs qui interrogent

Le timing des remplacements effectués par le sélectionneur interroge. Zidane a attendu la 75e minute pour lancer Eduardo Camavinga et Bradley Barcola contre l'Italie, tandis que Roberto Mancini bougeait ses pions dès l'heure de jeu. Ce fut pareil contre la Belgique, à l'exception de l'entrée de Dembélé à la 68e minute à la place d'un Lepaul transparent. Certains joueurs, comme Cherki vendredi soir, ont semblé rester dix minutes de trop sur la pelouse.

Une quatrième rencontre sans accroc contre la Belgique serait bienvenue pour fermer cette première fenêtre internationale l'esprit tranquille. Après tout, qui n'aime pas les vols sans turbulences ?