JO 2030 : patinage de vitesse aux Pays-Bas, la ministre assume un changement de paradigme
JO 2030 : patinage de vitesse aux Pays-Bas, la ministre assume

JO 2030 : les épreuves de patinage de vitesse délocalisées aux Pays-Bas, la ministre des Sports assume un "changement de paradigme"

En visite à Montpellier pour le Fise, la ministre des Sports Marina Ferrari a confirmé la nomination du préfet Roberti à la tête du Cojop pour les JO 2030 dans les Alpes françaises. Ce projet, au budget de 2,132 milliards d’euros, mise sur la sobriété, avec une possible délocalisation historique des épreuves de patinage aux Pays-Bas.

Un nouveau directeur général pour le Cojop

À moins de quatre ans des JO 2030 dans les Alpes françaises, le Cojop a enfin sa feuille de route après moult polémiques. La démission en février 2025 du directeur général Cyril Linette est désormais derrière nous. Un nouveau directeur général va être nommé : le préfet Roberti, actuellement en poste dans le Tarn-et-Garonne, qui possède une solide expérience dans l’organisation de grands événements.

Depuis sa prise de fonction le 5 octobre 2025, Marina Ferrari a travaillé à faire adopter un texte olympique essentiel pour lancer les marchés et accélérer les procédures d’urbanisme et de construction d’infrastructures.

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Patinage de vitesse : une délocalisation aux Pays-Bas

Il a été demandé au Cojop d’approfondir les discussions avec les Pays-Bas pour utiliser le mythique anneau de Thialf à Heerenveen. Cette décision, bien que non encore arrêtée, confirme l’éclatement des sites et rompt avec le principe d’unicité. L’ambition est d’avoir les Jeux les plus sobres de l’histoire des Jeux Olympiques d’hiver en termes de construction d’infrastructures, de budget et d’impact environnemental.

Marina Ferrari explique : "Le parti pris a été de considérer l’anneau de vitesse sous l’angle économique et environnemental pour éviter de construire une infrastructure très coûteuse. Le périmètre total des Jeux est de moins de 20 hectares d’urbanisation. J’y vois aussi la préfiguration de ce que pourraient être les Jeux à l’avenir, avec une ouverture sur l’Europe."

Elle ajoute : "Peu de grandes nations seront encore en capacité d’organiser des Jeux d’hiver. Il est intéressant d’ouvrir une première porte sur la mutualisation de grands équipements sportifs au niveau européen. Mais ça restera bien les Jeux de la France, ils resteront typés français."

Un budget sanctuarisé mais serré

Le budget des JO est sanctuarisé à 2,132 milliards d’euros, avec 1,4 milliard d’investissements, dont un peu plus de 800 millions d’euros venant du bloc public. Pour les JO d’hiver, 75 % des recettes proviennent du privé. Marina Ferrari souligne : "On a souhaité avoir un budget serré, sobre et responsable. Cela nous oblige à être très précautionneux sur la copie budgétaire."

Le Fise, vitrine des sports urbains

Le Fise, grand-messe des sports urbains, célèbre sa 30e édition cette année. La ministre retient "l’incroyable réussite de cet événement, vitrine mondiale des sports urbains". Ces sports sont au cœur des préoccupations d’aménagement des communes et constituent un vecteur de développement territorial important. "Le Fise est devenu un marqueur très fort de Montpellier, une terre de sport."

Baisse du budget des Sports : une vision à long terme

Interrogée sur la baisse du budget du ministère des Sports, Marina Ferrari répond : "Il y a eu une baisse de l’ordre de 4,5 % l’année dernière, mais entre 2017 et 2026, le budget des Sports a augmenté de plus de 30 %. Il faut sortir d’une vision court-termiste. Nous demeurons dans l’ambition de rester une grande nation sportive."

Concernant les budgets olympiques, elle précise : "Après Paris 2024, la ligne olympique s’est fermée, mais nous l’avons rouverte pour le budget 2026. Elle sera approvisionnée chaque année de manière croissante en préparation de 2030."

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Soutien aux athlètes et plan Ambition Bleue

Marina Ferrari affirme qu’il n’y a eu aucune baisse du soutien de l’État aux athlètes. Le plan "Ambition Bleue", dirigé par Yann Cucherat, a été lancé dans sa version 2, élargissant le spectre des athlètes accompagnés et raisonnant désormais sur deux Olympiades. "Notre plan vise déjà à se préparer aux Jeux de Brisbane en 2032. Nous allons chercher des athlètes plus jeunes pour les accompagner vers la haute performance."

Elle reconnaît toutefois une fragilité : "Des partenaires privés se sont désengagés en raison du contexte économique. Nous travaillons à valoriser l’image sportive du haut niveau pour consolider les partenariats privés."