Colère du président du ROC Boxe après une défaite controversée, espoirs pour les championnats
Colère du ROC Boxe après défaite controversée, espoirs aux championnats

Une défaite controversée qui provoque la colère du président du ROC Boxe

Après une défaite jugée totalement incompréhensible du jeune poids lourd Angelo Parentaud survenue le 19 décembre dernier, Franck Weus, le président emblématique du ROC Boxe, n'a pu contenir sa colère et ses profondes inquiétudes. Cette déconvenue intervient alors que le club, fort des trois titres nationaux remportés par Makan Traoré – le premier en catégorie junior et les deux suivants en senior –, aspire à revivre le bonheur de voir l'un de ses licenciés sacré champion de France de boxe amateur. Pourquoi pas même deux de ses protégés, d'ailleurs ?

Deux espoirs royannais en route pour les quarts de finale

Ce samedi, Gérard Sugliani, dans la catégorie des moins de 51 kilos, et le poids lourd Angelo Parentaud effectueront le long déplacement jusqu'à Maisnil-lès-Ruitz dans le Pas-de-Calais, tous deux qualifiés pour les quarts de finale de leurs catégories respectives. Ces deux jeunes boxeurs prometteurs originaires de Royan viseront la demi-finale, programmée le lendemain. L'objectif est clair : briller pour espérer se qualifier pour la finale qui se déroulera pratiquement « à domicile », puisqu'elle est prévue à La Rochelle le samedi 24 janvier.

Une désillusion effacée par une victoire sans appel

Jeudi 10 janvier, Angelo Parentaud, âgé de seulement 18 ans, a largement dominé son combat face à Mickaël Emidof, remportant une victoire nette sur le score de 5-0. Ce succès indiscutable efface, au moins en partie, la profonde désillusion que le jeune licencié du ROC Boxe avait connue le 19 décembre à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Alors qu'il avait livré une performance quasi parfaite pour se qualifier pour la finale de la ceinture KZO, Angelo Parentaud était tombé de très haut : deux des trois juges avaient en effet « vu » son adversaire vainqueur, une décision qui a suscité l'incompréhension générale.

La lettre incendiaire au président de la Fédération française de boxe

Profondément « écœuré » par cette situation, Franck Weus n'a pu retenir sa plume. Dans la foulée de ce qu'il estime être une injustice flagrante, le président du club de Royan a écrit une lettre véhémente à Dominique Nato, le président de la Fédération française de boxe. « Une heure après le combat, un juge a reconnu… s'être trompé ! » a-t-il révélé. À chaud, « cet aveu [a donné] légitimement le sentiment d'un vol prémédité ou, à tout le moins, d'un système où l'erreur est acceptée, sans conséquence, au détriment des boxeurs et de leur travail acharné », a écrit avec amertume Franck Weus au dirigeant fédéral. « Notre boxe est malade », a-t-il ajouté, partageant ce constat alarmant avec Dominique Nato.

Un avertissement sévère pour l'avenir de la discipline

« Ne nous étonnons pas, demain, de voir d'autres sports de combat prendre le dessus si la boxe ne se protège pas elle-même », a lancé le président du ROC Boxe dans sa missive. Franck Weus, qui avait soutenu Estelle Mossely lors des dernières élections pour la présidence de la FFB, ne se fait guère d'illusions : sa supplique restera probablement lettre morte. Le président du club rêve aujourd'hui qu'Angelo Parentaud et Gérard Sugliani, eux, répondent présents de la plus belle manière au championnat de France. Une réponse purement sportive, à la loyale, qui pourrait redonner espoir et crédibilité à une discipline qu'il estime mise en péril par des dysfonctionnements arbitraux.