Le grand choc des quarts de finale de Champions Cup se prépare à Bordeaux
Comme anticipé depuis plusieurs semaines, l'Union Bordeaux-Bègles et le Stade Toulousain s'affronteront bien dimanche prochain (16 heures) au stade Chaban-Delmas pour une place dans le dernier carré de la Champions Cup. Cette rencontre tant attendue oppose le champion d'Europe en titre au double champion de France, créant un duel d'une intensité exceptionnelle dans le paysage du rugby européen.
Une préparation mentale tournée vers l'adversaire
L'UBB a su rester concentrée lors de son huitième de finale face à Leicester, remporté largement sur le score de 64-14. Cependant, comme l'indique Noel McNamara, l'entraîneur en charge des lignes arrière bordelaises : « Au moment du coup de sifflet final, le cerveau a vite basculé vers le prochain défi ». Cette capacité à rapidement se projeter vers l'avenir témoigne de la maturité d'une équipe consciente de l'enjeu qui l'attend.
La notion de revanche plane sur cette confrontation
Après la victoire de Toulouse face à Bristol (59-26), Antoine Dupont a évoqué le terme de « revanche » pour qualifier cette nouvelle confrontation. Il fait référence à l'élimination des Toulousains en demi-finale de Champions Cup l'an dernier au Stade Atlantique (35-18). Jefferson Poirot, le pilier gauche de l'UBB, nuance cependant cette perspective : « La revanche, ils l'ont prise sur la finale du Top 14 (39-33, après prolongation). Nous, on n'a pas gagné le titre de champion de France. Je pense que ce sera un tout autre match. Mais s'ils le prennent comme ça, on est prévenus ».
Des ambitions assumées de part et d'autre
Les hommes de Yannick Bru ont survolé la phase de poules, terminant au premier rang malgré un déplacement complexe en Afrique du Sud chez les Bulls. Avec la meilleure attaque de la compétition (237 points et 36 essais), ils possèdent des arguments solides. Maxime Lucu, le demi de mêlée, reconnaît cependant l'ampleur du défi : « Quand il y a le Stade Toulousain dans le tableau, tu dis : bon, il va falloir gagner tout le monde pour passer. Si tu regardes leur palmarès et le nôtre... On a envie de se confronter à ces équipes-là et de montrer qu'on a progressé ».
Un adversaire au complet cette fois-ci
À la différence de l'an dernier, les Rouge et Noir se rendront en Gironde avec toutes leurs forces vives. Noel McNamara souligne la qualité de l'adversaire : « On va jouer contre le pack de l'équipe de France qui vient de gagner le Tournoi des Six-Nations. Tu peux ajouter aussi Jack Willis, le meilleur joueur du Top 14 l'an dernier, Antoine Dupont, le meilleur joueur du monde, et Thomas Ramos, peut-être le meilleur buteur du monde... Le défi est clair ».
Une semaine de préparation intense
L'UBB dispose d'une semaine complète pour préparer ce choc. Jefferson Poirot confie : « Le match en lui-même sert à te motiver. Ce sont des semaines où, finalement, tu sens que tu n'as pas besoin de trop parler à part rassembler, garder les mecs ensemble, rester bien collé au projet... Ce sont des semaines qui sont assez faciles parce que tu as tellement peur de l'adversaire que tu es automatiquement motivé ». Cette approche psychologique révèle le niveau d'engagement requis pour affronter une équipe du calibre du Stade Toulousain.
Dimanche à Chaban-Delmas, ce ne sera pas seulement un quart de finale de Champions Cup, mais une véritable épreuve de vérité entre deux géants du rugby français, chacun porteur d'ambitions légitimes et d'une histoire récente marquée par des confrontations mémorables.



