Le SJLO face à Orléans après une défaite qui interroge l'état d'esprit du club
SJLO : après la défaite, le défi d'Orléans et une remise en question

Le SJLO en quête de rédemption face au leader Orléans

À peine remis de leur défaite à domicile face à Drancy - Saint-Denis (20-23), le SJLO se déplace ce dimanche chez l'un des cadors de la poule, Orléans. Un défi de taille pour les Luziens, qui avaient pourtant remporté la confrontation aller d'un petit point seulement. Cette rencontre intervient dans un contexte particulier, marqué par une profonde remise en question au sein du club.

Une défaite qui laisse des traces

« On va devoir retrouver un peu de fierté envers nous-mêmes et par rapport au maillot que l'on porte ! », lançait le vice-capitaine du SJLO, Adrien Juanicotena, à l'issue du revers concédé dimanche dernier. Depuis, les Luziens ont passé la semaine avec une belle gueule de bois, conscient que cette déroute face aux Franciliens a profondément marqué le président du club, Periko Arrieta.

Si comptablement, rien n'est encore joué pour l'accès aux phases finales, les joueurs savent qu'ils devront sortir l'artillerie lourde pour rêver encore un peu. Il ne reste que cinq matchs pour redorer leur blason, et le déplacement à Orléans représente un premier test crucial.

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Le président Arrieta pointe un problème de mentalité

Interrogé sur les raisons de la débâcle face à Drancy, Periko Arrieta ne mâche pas ses mots : « On ne sait pas se préparer pour jouer un match de Nationale 2 ! Ce n'est qu'un problème de mental, de concentration, d'implication ainsi qu'un manque de caractère, je n'ose pas dire un manque d'envie… »

Le président estime que le club dispose du potentiel pour figurer parmi les quatre premiers, avec de très bons joueurs, mais qu'il manque cruellement de vrais leaders. Il évoque avec nostalgie une génération passée, formidable selon lui, incarnée par des joueurs comme Damien Elgoyhen, Iban Iriart, Xabi, Jon Ellissalde, Patxi Etxe, Vincent Borda, Jon Ithuriria, Cédric Goya, Adrien Tescher ou encore Bruno Alliot.

« C'étaient des guerriers, des moteurs intelligents, des relais pour leurs entraîneurs et présidents… Aujourd'hui ce lien n'existe plus », déplore-t-il, soulignant une rupture dans la transmission des valeurs qui ont fait la force du club par le passé.

Des phases finales compromises ?

Sur le plan sportif, l'accès au match de barrage reste mathématiquement possible, mais Periko Arrieta se montre pessimiste : « Peut-être, mais cette défaite nous plombe et à mon avis nous privera des phases finales. Mais j'espère me tromper. Aux joueurs de persuader leur club, supporters et partenaires… Impossible n'est pas Basque, n'est-ce pas ? »

Cette expression, qu'il répète pour insister sur la capacité de résilience attendue, résume le défi qui attend les Luziens : retrouver cette combativité typique qui a souvent caractérisé les équipes basques.

La responsabilité des joueurs mise en avant

Pour rebondir dès dimanche face à Orléans, le président estime que l'initiative doit venir des joueurs eux-mêmes : « Ce sont eux qui doivent se prendre en main ! Ils bénéficient d'un super encadrement, très compétent. Ils sont choyés par des dirigeants omniprésents et investis. On attend qu'ils prennent leurs responsabilités. »

Il reconnaît que le déplacement chez un leader est risqué, et que le contexte actuel n'arrange rien, mais insiste : « C'est aux joueurs de mettre les ingrédients nécessaires. Il y a de la jeunesse aussi dans ce groupe, peut-être peuvent-ils amener une certaine fraîcheur… »

Arrieta cite en exemple d'autres clubs comme Mauléon, qu'il trouve « inspirants », ou Anglet, qui « lutte avec du courage et de la bravoure ». « À nos joueurs de faire en sorte de retrouver ces valeurs-là afin que tout un public s'identifie à nouveau à eux », exhorte-t-il.

Un message clair aux supporters

Interrogé sur le message qu'il adresse aux joueurs et aux supporters qui rêvent de voir leur équipe aller le plus loin possible, le président se montre réaliste, voire désabusé : « La qualif, perso, je n'y crois plus. Il faut finir la saison au mieux. Ensuite sera venu le temps de la réflexion et de la remise en question pour eux. En tout cas, en ce qui me concerne, ça le sera. »

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Cette déclaration souligne l'importance des prochaines rencontres, non seulement pour le classement, mais aussi pour restaurer une confiance ébranlée et préparer l'avenir du club. Le match à Orléans s'annonce donc comme un véritable test de caractère pour le SJLO, à un moment charnière de sa saison.