Section Paloise : une défaite qui interpelle après le revers à Perpignan
Ce dimanche, la Section Paloise a subi une lourde défaite 40-24 sur le terrain de Perpignan, un résultat qui a provoqué des réactions critiques au sein du club. Les joueurs et l'encadrement technique ont unanimement pointé du doigt des lacunes majeures, tant sur le plan physique que technique, qui ont conduit à cette contre-performance.
L'analyse sans concession de Sébastien Piqueronies
Le manager de Pau, Sébastien Piqueronies, n'a pas mâché ses mots en commentant la rencontre. « Pour jouer à ce niveau, il faut être à la hauteur des duels physiques. On a été trop dominés dans le rapport d'homme à homme, pendant au moins 40 bonnes minutes », a-t-il déclaré. Il a même ajouté que l'équipe avait été « soumise physiquement », une situation rare selon lui qui l'a particulièrement dérangé.
Piqueronies a assumé une part de responsabilité dans cette défaite, reconnaissant une erreur de jugement : « C'est certainement mon manque de lucidité : j'ai décidé de mettre la même composition d'équipe, et je me suis certainement trompé sur la capacité de l'équipe à combattre lors de cette première mi-temps ». Il a également évoqué un possible problème d'organisation, mentionnant qu'il aurait pu mal noter l'heure du coup d'envoi.
Le manager a identifié deux paramètres clés expliquant l'écart au score : « cette domination physique sur laquelle on a souffert une bonne mi-temps, et puis on a globalement été très faibles techniquement ». Il a souligné des erreurs répétées, notamment de nombreux en-avant commis par des joueurs comme Julian Montoya, Grégoire Arfeuil et Aaron Grandidier dans les airs, ainsi qu'une absence sur les seconds ballons.
Piqueronies a conclu sur une note réaliste : « On n'a jamais connu le top 6. Aujourd'hui, c'est une bonne piqûre de rappel pour nous montrer ce qu'est la dure réalité du Top 14 », insistant sur la nécessité de prendre conscience des exigences du championnat.
Le constat amer de Grégoire Arfeuil
L'ailier de la Section Paloise, Grégoire Arfeuil, a partagé une analyse tout aussi sévère. « On a failli, il n'y a pas grand-chose à dire de plus. Sur nos tâches, personne n'a été au rendez-vous », a-t-il affirmé, appelant à une remise en question collective face à la réception imminente de l'UBB le week-end suivant.
Arfeuil a mis en avant un manque d'intensité généralisé : « On n'y était pas. On a manqué de réalisme mais on a surtout manqué d'intensité, chacun dans son rôle ». Il a pointé du doigt les ballons hauts, qui n'ont pas été une réussite, et a noté que l'équipe ne rabattait pas suffisamment les ballons dans son camp en première mi-temps.
L'ailier a également évoqué la pression grandissante sur l'équipe : « On commence à être attendus. De ce point de vue aussi, il faut se remettre en question, travailler différemment, mettre plus d'intensité ». Il a reconnu que la Section traverse une période difficile, avec plusieurs matchs où elle peine à retrouver ses repères, mais a insisté sur la nécessité de corriger le tir rapidement.
Arfeuil a terminé sur une note déterminée : « On avait la bonne stratégie, une équipe compétitive, mais quand on cherche un résultat, il faut d'abord avoir envie de gagner », soulignant l'importance de la motivation et de l'engagement pour les rencontres à venir.



