La 26e Nuit Rugby y Toros célèbre un mariage culturel unique
L'association Renouveau et tradition organise, ce vendredi 20 février à Captieux, la 26e édition de la Nuit Rugby y Toros. Cet événement emblématique accueille cette année l'entraîneur de l'Union Bordeaux Bègles, Yannick Bru, et le torero Clemente Stéphane Brethes, président de Rugby y Toros. À la veille de la Saint-Valentin, cette soirée symbolise l'union de deux passions profondément ancrées dans l'identité régionale.
Les origines d'une fusion culturelle audacieuse
Stéphane Brethes, président de Tradition et renouveau de Captieux, revient sur la genèse de cet événement unique. « On doit cette idée à André Durantau, personnage emblématique de Captieux, qui réunissait ces deux passions », explique-t-il. « Ces deux mondes partagent de nombreux points communs : un vocabulaire similaire, la même envie de partager, de communier et d'avancer ensemble. »
L'initiative remonte au début des années 2000, lorsque André Durantau a relancé les spectacles taurins à Captieux. « Il a eu l'idée de fusionner les deux ambiances en une seule journée, avec un tournoi de rugby le matin et une novillada le soir. Cette formule nous permet de remplir les arènes et de créer une synergie exceptionnelle », précise Brethes. La novillada de cette année est d'ailleurs programmée pour le 7 juin.
Une passerelle entre deux univers
La première Nuit Rugby y Toros a été organisée en 2001, initialement pour rendre hommage à Pedres. « Nous avons décidé d'aller au bout de notre logique en créant une nouvelle passerelle entre le rugby et les toros », raconte le président. Cette édition inaugurale avait réuni des figures comme Pedres, Tomas Campuzano, Victor Mendes et l'enfant de Captieux, Guillaume Bouic, ancien joueur du SUA et international français, qui reste fidèle à l'événement.
Brethes insiste sur les valeurs partagées plutôt que sur l'afición préalable. « On a eu bien sûr des rugbymen aficionados comme Didier Lacroix et Régis Sonnes. Mais je pense à Laurent Marti ou William Servat, qui étaient très éloignés du monde taurin. Le président de l'UBB a livré un mano a mano fascinant avec Juan Leal. Dimitri Yachvili, après une première expérience mitigée, a déclaré en fin de soirée : 'Cela donne envie d'y revenir'. »
Créer de l'afición par le rugby
L'objectif principal de cette nuit est de toucher un public qui n'est pas nécessairement amateur de tauromachie. « On s'adresse à des personnes qui ne sont pas contre, mais pas forcément aficionadas. Nous voulons créer de l'afición en empruntant la passerelle du rugby », affirme Brethes. Il ajoute avec humour : « J'ai dit à Yannick Bru qu'on resterait sur le rugby, mais s'il y a une opportunité, promis, on va s'immiscer dans l'intervalle. Même avec mes 110 kilos, je vais essayer de me prendre pour le petit prince, ne serait-ce que deux minutes ! »
La soirée débute à 19h30 au centre culturel de Captieux. Le prix d'entrée inclut un repas et s'élève à 39 euros. Les réservations doivent être effectuées avant le vendredi 13 février au 06 37 18 48 02 ou par email à rugby-y-toros@orange.fr.



