Le capitaine du SUA partage son analyse après la défaite serrée à Brive
Victime d'une béquille en début de match et d'un coup à la tête en début de seconde période, le centre et capitaine du SUA, Peyo Muscarditz, ne cache pas sa déception d'être passé à côté d'un très bon coup à Brive, où son équipe s'est inclinée sur le score de 18 à 13. Dans un entretien exclusif, il revient sur les sentiments ambivalents qui traversent le groupe après cette rencontre intense.
Une déception teintée de fierté
Quel est votre sentiment après cette courte défaite (18-13) à Brive ? interroge le journaliste. « On est déçus parce qu'on souhaitait être dans le match le plus longtemps possible et on sent qu'on ne passe pas loin », répond Muscarditz. « Il y a de la déception, mais aussi un peu de fierté de se dire qu'on est capable de rivaliser avec une belle équipe de Brive. On a su s'adapter et rivaliser dans les affrontements contre une équipe bien plus costaude que nous. »
Le capitaine souligne cependant la frustration de ne pas avoir marqué de points décisifs : « On est déçus de ne pas mettre des points dans le sac et de repartir avec ceux-là pour garder une dynamique plus positive. On prend quand même un point, c'est pour ça que la dynamique n'est pas négative non plus. »
Une stratégie bien préparée mais incomplète
Stratégiquement, vous avez réussi à amener les Brivistes là où vous vouliez pour les faire douter… note le journaliste. « On avait bien préparé ce match », confirme Muscarditz. « On avait regardé leurs cinq dernières réceptions, ils avaient mis des gros scores en se facilitant les matchs tôt avec de grosses prestations. On venait avec des intentions, tout en sachant qu'il fallait faire attention à l'accident. »
Il détaille la tactique employée : « On a essayé de jouer les ballons de transition quand on a commencé à les avoir. On a su proposer du jeu désordonné dans leurs 30 mètres. On s'est senti de plus en plus fort et aussi légitime d'espérer quelque chose parce que notre défense a été performante, même si ce n'était pas toujours organisé. »
Les éléments manquants pour la victoire
Vous passez encore tout près d'une seconde victoire à l'extérieur. Qu'est-ce qui vous manque pour faire la bascule ? demande le journaliste. « Il nous a manqué la finition qu'on a pu avoir contre Nevers, notamment », analyse Muscarditz. « Idéalement, il faudrait qu'on marque un peu plus d'essais. La discipline nous a aussi mis à mal, notamment loin de notre ligne. Ça a permis aux Brivistes de venir dans nos 22 mètres. Ils sont bons sur les ballons portés, donc on y laisse de l'énergie. »
Il envisage la combinaison idéale : « Pour gagner un match à l'extérieur, il faudrait allier notre dernière sortie contre Nevers en attaque et cette défense performante à Brive. Ça pourrait aboutir à quelque chose de bien à l'extérieur. »
Une dynamique positive malgré tout
Le capitaine insiste sur les aspects encourageants : « On est sur une bonne dynamique à l'extérieur dans le sens où on ne lâche aucun match, on est présent au score. » Concernant la course au top 6, il reste réaliste : « On est derrière, donc on va pousser. On est des compétiteurs. On a un passé difficile, on se le rappelle souvent. On sait d'où on vient, donc on ne va pas brûler les étapes non plus. »
Il ajoute : « Par contre, on a envie de prendre du plaisir dans notre rugby. Ce n'est pas toujours du beau jeu. On a pris du plaisir aussi à se sentir forts, connectés défensivement. »
Préparation pour le prochain défi contre Valence Romans
Vous enchaînez dès vendredi prochain (19 heures) contre Valence Romans. Comment abordez-vous ce rendez-vous ? interroge le journaliste. « Ce sera encore un gros test », répond Muscarditz. « La saison passée, ils étaient venus avec une grosse équipe en faisant une grosse performance. On était dans une situation un peu différente et on avait gagné de peu. C'est une équipe qui est constante depuis le début de la saison, qui joue bien. »
Il conclut sur la préparation : « Il faut se remettre au travail, garder le plaisir de jouer. Le plus important est de se remobiliser. On est en début de bloc. Ce qu'il y a de bien dans notre situation, c'est qu'on n'a pas trop à calculer. »



