Les Montois s'effondrent à Angoulême, perdant le bonus défensif in extremis
Dans un match de rugby crucial en Charente, les Montois ont subi une défaite cruelle sur le score de 23-13 face à Angoulême. Malgré une domination évidente durant la majeure partie de la rencontre, ils ont vu le bonus défensif leur échapper à la toute dernière minute, plombant ainsi leurs espoirs de remonter au classement.
Des statistiques offensives trompeuses
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : avec 56% de possession, une occupation territoriale équivalente, 124 courses effectuées et 140 passes réussies, soit 40 à 50 de plus que leurs adversaires, les Montois affichaient une supériorité nette. Pourtant, cette maîtrise technique n'a pas suffi à transformer l'essai en points concrets. Ils n'ont pas réussi à ramener le moindre point de leur déplacement, mettant fin à une série de quatre victoires consécutives à Angoulême depuis 2021.
Le bonus défensif filé à la 79e minute
Le tournant du match s'est produit à la 79e minute, lorsque Faamausili, impressionnant, a conclu une séquence sur la ligne des Montois, leur arrachant ainsi le bonus défensif qu'ils tenaient fermement depuis de longues minutes. Ce coup du sort a replongé l'équipe à la 15e place du classement, annulant les effets positifs des récents succès à domicile contre Dax et Béziers.
Clément Briscadieu, l'entraîneur des trois quarts, n'a pas caché sa déception : « On se fait enlever ce bonus défensif à la dernière minute, il y a beaucoup de regrets et de déception. » La série de trois matchs sans défaite, avec 14 points glanés sur les cinq dernières rencontres, a brutalement pris fin, soulignant les lacunes de l'équipe en termes de réalisme.
Une frustration palpable dans les rangs montois
Le capitaine Aurélien Lafforgue a exprimé son amertume : « On aurait dû appuyer en première période, mais on n'y arrive pas. C'est, je pense, ce moment-là qui nous coûte le plus cher. » Malgré une combativité affichée, le Stade Montois reste une équipe fragile, tant défensivement qu'offensivement, comme en témoigne son incapacité à franchir la défense adverse après l'interception de Dupont dès la 7e minute.
Clément Briscadieu a rappelé les exigences pour le maintien : « Cela fait deux mois que l'on s'appuie sur l'état d'esprit, mais c'est le minimum syndical. Si on veut se maintenir, il faudra autre chose, il faudra du rugby derrière. » Les prochains matchs, notamment à Oyonnax et contre les concurrents directs Biarritz et Béziers, seront décisifs pour redresser la barre.
Un calendrier serré et des opportunités réduites
Le coach a admis que l'équipe surveille ses adversaires : « Le calendrier, on le connaît. Dire qu'on ne regarde pas les autres, c'est faux. » Cette défaite à l'extérieur, une première cette saison, a gâché une belle occasion de prouver leur capacité à gagner hors de leurs bases. Avec peu d'opportunités restantes, les Montois doivent rapidement retrouver leur efficacité pour éviter la relégation.



