Un enjeu capital pour les deux formations
Sous une pression constante depuis le début de la saison, les joueurs de Mont-de-Marsan, vêtus de jaune et noir, savent qu'ils ne peuvent plus se permettre le moindre faux pas. Une semaine après avoir réussi l'examen de passage contre Biarritz, la victoire est de nouveau impérative face à Béziers, mal classé, ce vendredi à 19h30.
Une habitude bien ancrée
Cela devient une routine agréable pour les Montois : dos au mur lors de presque chaque réception depuis plusieurs mois, ils ont une nouvelle fois répondu présent sur leur terrain synthétique dans un match décisif. Le coach des trois-quarts, Clément Briscadieu, a justement qualifié cette rencontre de « match à la vie, à la mort ».
Face à Biarritz, avec un succès bonifié dans les ultimes minutes (34-16), les joueurs ont démontré qu'ils étaient toujours bien vivants et en bonne forme. Ils restent cependant dans la zone des barragistes à l'approche de la réception de Béziers, la deuxième confrontation consécutive contre un concurrent direct pour le maintien.
Un adversaire coriace
« Contre Biarritz, notre approche a payé, se satisfait l'entraîneur principal Romain Mareuil. Mais Béziers représente un cran supplémentaire, notamment en termes d'état d'esprit. C'est une équipe qui ne lâche jamais vraiment. »
Les Biterrois, privés de leur maître à jouer Samuel Marques retenu avec l'équipe du Portugal, font preuve d'une remarquable force de caractère au sein d'un club une nouvelle fois perturbé par des turbulences en coulisses. Leur récent succès dans les dernières minutes contre Oyonnax (16-15) en est la preuve, même si l'ASBH n'a toujours pas pris le moindre point à l'extérieur cette saison.
Un avantage psychologique à saisir
Romain Mareuil est parfaitement conscient des statistiques : Béziers ne s'est plus imposé au stade Guy-Boniface depuis 2005. Il sait aussi que les supporteurs biarrots ont exprimé leur mécontentement après la défaite récente. Les Montois ont donc l'opportunité d'enfoncer un second candidat au maintien juste avant la trêve de mars, en s'octroyant un avantage psychologique significatif.
« À Béziers, il y a de la tension en dehors du terrain, mais aussi une certaine cohérence sur le rectangle vert, rappelle Mareuil. Avec une victoire, nous les placerions en bas du classement. Nous sommes sous pression depuis la deuxième journée, nous y sommes tellement habitués que nous avons fini par nous en accommoder. Nous sommes préparés à cette situation complexe. Certains adversaires, peut-être, le sont moins. »
L'ASBH, effectivement fragile en déplacement, devra donc briser une malédiction vieille de près de deux décennies pour espérer quitter la zone rouge.



