Marie Ibañez : une première convocation en équipe de France et une passion intacte pour le rugby
De retour de sa première convocation en stage avec le XV de France et au cœur de sa deuxième saison à Bordeaux, l'ailière Marie Ibañez poursuit son apprentissage du haut niveau avec une passion débordante. Quand Marie Ibañez a raccroché avec François Ratier, nouveau sélectionneur du XV de France, qui lui avait annoncé sa convocation pour le premier stage organisé sous ses ordres, elle a immédiatement appelé le groupe WhatsApp familial.
« Comme ça tout le monde était au courant en même temps, sourit-elle. Ils étaient tous contents pour moi, ils m'ont félicitée et m'ont dit de bien me préparer. »
Une ascension continue depuis le départ de Toulouse
L'ailière de 23 ans, fille de Raphaël, ancien talonneur international aux 98 sélections, était convoquée pour la première fois sous les drapeaux, mi-février. Cette convocation marque la continuité de son pari gagnant de quitter le Stade Toulousain, il y a deux ans, pour rejoindre le Stade Bordelais. La Landaise y trouve exactement ce qu'elle était venue chercher : du temps de jeu et un titre.
Elle et les Lionnes visent d'ailleurs un quatrième bouclier de suite et se déplacent à Bobigny, ce samedi (14 h 30), pour poursuivre leur course derrière Toulouse et Clermont, pour l'instant en tête du classement. Cette quête a évidemment le goût d'un travail acharné. Ça tombe bien, Marie Ibañez adore ça.
Un état d'esprit travailleur reconnu par son entraîneur
Son entraîneur à Bordeaux, Fabrice Nivard, confirme : « C'est quelqu'un de très travailleur, c'est un réel plaisir de l'avoir dans le groupe. Elle est toujours en demande d'apprendre pour progresser et je pense que c'est aussi pour cet état d'esprit qu'elle a été sélectionnée pour le stage. C'est une joueuse d'avenir. »
La future professeure de sport a grandi avec cette soif d'apprendre et l'a entretenue en pratiquant des disciplines exigeantes et rigoureuses comme la danse, la gymnastique et le ski alpin. Depuis six ans, elle l'applique au rugby.
« J'ai toujours aimé ce sport et j'aime me dire qu'en travaillant, je vais acquérir des clés pour progresser, pour mieux faire telle ou telle chose, détaille la joueuse formée au club de Capbreton-Hossegor. Le rugby est tellement complet et chaque match tellement unique que c'est infini de mieux le connaître et mieux jouer. Il y a toujours des choses nouvelles à apprendre et à vivre. Je bosse toute l'année pour progresser encore et encore. »
Humilité et patience, des valeurs familiales
Ce savoir sans limites et le discours familial permettent aussi à Marie Ibañez de cultiver une certaine patience et de l'humilité. Son père l'encourage et la laisse faire son chemin, sans commentaire hâtif.
« J'ai pris confiance en moi et en mon jeu, j'ai gagné en densité et en technique et je pense que c'est aussi grâce à ça qu'une opportunité s'est offerte à moi », constate l'auteure de trois essais en neuf journées cette saison. Avant d'immédiatement relativiser : « Ensuite, bon, c'est encore beaucoup de travail pour pouvoir la saisir pour de bon. »
Un couple partageant les mêmes valeurs
Sans se prendre pour Cupidon, c'est peut-être en partie pour le partage de ces valeurs que Marie Ibañez et Temo Matiu se sont bien trouvés. Le très prometteur troisième ligne a lui aussi progressé à une vitesse folle et entraîneurs et coéquipiers ne cessent de louer sa force de travail.
D'ailleurs le hasard avait mis son grain de sel dans leur planning puisqu'en même temps que le stage de Madame avec le XV de France, Monsieur était aussi en bleu, convoqué par Fabien Galthié pour la préparation du match contre le pays de Galles, pour lequel il a finalement été réserviste.
« On en a évidemment parlé parce que c'était rigolo d'y être en même temps mais on s'est dit “Amuse-toi, donne le meilleur et profite de l'instant”, confie l'ailière. Quand la chance d'y être se propose, il ne faut pas la manquer. »
Sans être sûre d'y parvenir, Marie Ibañez a assurément pris le bon chemin pour la saisir.
Un match crucial pour les Lionnes
Ce déplacement en Île-de-France se présente comme une rampe de lancement pour les Lionnes. « On espère faire un gros résultat pour se mettre en confiance en vue du match suivant face à Clermont, au stade Marcel Michelin devant les caméras de Canal+ (16 h 45) », glisse Marie Ibañez, titulaire sur l'aile gauche.
Cependant, le staff a dû faire sans ses deux autres ailières : Joanna Grisez et Aubanne Rousset. Ces dernières avaient également participé au stage avec le XV de France mais l'internationale à sept et à XV Grisez est touchée à l'ischio pendant que sa coéquipière a ressenti une douleur à la cheville cette semaine.
Sur l'aile droite, c'est donc l'espoir Kalea Berroyer qui sera titulaire. À noter le retour de la talonneuse internationale Agathe Gérin sur la feuille en tant que remplaçante pour son premier match en 2026.



