La Rochelle se qualifie pour les quarts de finale de la Challenge Cup grâce à une tactique inédite
Ce samedi à Newcastle, le Stade Rochelais a réalisé une performance remarquable en se qualifiant pour les quarts de finale de la Challenge Cup. Le match s'est terminé sur le score de 18 à 26 en faveur de l'équipe française, grâce à une stratégie de jeu audacieuse et surprenante mise en place par le staff technique.
Un alignement inattendu qui a fait la différence
La grande surprise de cette rencontre a été la composition du pack d'avants rochelais. Pour ce huitième de finale décisif, l'équipe a aligné un cinq de devant entièrement constitué de joueurs de première ligne. Cette décision tactique inhabituelle s'est révélée être un coup de maître, permettant à La Rochelle de dominer les phases de conquête et de s'imposer face à des Anglais pourtant plus expérimentés.
Parmi les éléments marquants de cette stratégie, on note particulièrement l'entrée en jeu d'Alexandre Kaddouri. Le pilier gauche, habituellement positionné en première ligne, a surpris tout le monde (à l'exception du staff et de ses coéquipiers) en évoluant au poste de seconde ligne. Cette permutation inattendue a créé une association déroutante avec le pilier droit Aleksandre Kuntelia, lui-même déjà expérimenté dans le rôle de numéro 5.
Une mêlée dominatrice et décisive
Cette configuration atypique, surnommée « AK45 » en référence aux initiales des deux joueurs, a permis au Stade Rochelais de disposer d'une mêlée extrêmement puissante. « On a rigolé cette semaine mais sur le terrain, il n'y avait plus forcément de postes, à part en touche. 'Kader' a fait une très bonne entrée », a commenté Thomas Berjon après la rencontre.
Le pack rochelais, composé d'un talonneur et de quatre piliers (dont Christian Luaki, tout juste de retour de son prêt à Soyaux-Angoulême), a littéralement écrasé ses adversaires anglais. « C'est énorme », s'est réjoui Berjon. « Les mecs ont mis une énergie, en plus d'avoir un peu plus de poids. Ils se sont récompensés, c'est cool. »
Des conditions météorologiques favorables à la stratégie
Romain Carmignani, membre du staff technique, a expliqué la logique derrière cette décision : « Thomas (Lavault) ne s'était pas entraîné de la semaine, on ne savait pas trop son niveau et s'il allait pouvoir tenir les quatre-vingts minutes, on avait donc anticipé ce scénario. Les conditions nous ont bien aidés, car c'était difficile de jouer, avec beaucoup de pluie et pas mal de vent. »
Ces conditions climatiques difficiles ont effectivement joué en faveur de la stratégie rochelaise, privilégiant un jeu de conquête et de puissance. « Quand tu avances sur les mêlées fermées, c'est beaucoup plus facile pour tout le monde », a ajouté Carmignani.
Perspectives pour le quart de finale et défis à venir
Grâce à cette victoire, le Stade Rochelais se qualifie pour un quart de finale qui se disputera à Ravenhill, face à l'Ulster, ce vendredi à Belfast. « Ça nous donne un autre match la semaine prochaine à Belfast, qui va être intéressant aussi pour nos jeunes après une semaine marathon », a conclu Romain Carmignani.
Toutefois, le staff maritime devra composer avec plusieurs absences pour la prochaine rencontre. Les blessures de Simon Huchet (acromio) et Watisoni Waqanisaravi (commotion) s'ajoutent aux indisponibilités de Will Skelton, Kane Douglas, Charles Kante Samba et Ultan Dillane. Cette situation contrainte pourrait limiter les options tactiques pour le match décisif contre l'Ulster.
Malgré ces défis, la qualification obtenue grâce à cette stratégie audacieuse démontre la capacité d'adaptation et l'ingéniosité du Stade Rochelais dans la recherche de solutions compétitives, même dans des circonstances difficiles.



