Le Stade Rochelais s'impose à Castres mais reste loin du top 6 du Top 14
La Rochelle gagne à Castres mais stagne au classement

Le Stade Rochelais s'impose à Castres mais reste bloqué au classement

Si les critiques n'ont pas échappé aux Maritimes, ils ont prouvé à Castres ce samedi (26-31) qu'ils sont plus performants quand leurs cadres sont présents. De quoi combler l'écart important avec le top 6 ? Le Stade Rochelais a beau avoir été le seul à s'être imposé à l'extérieur samedi (26-31 à Castres), il n'a pas bougé au classement, 10e du Top 14. Avec 8 points de retard sur le 6e – mais 3 sur la 8e place, synonyme de dernier ticket pour la Champions Cup – et 8 matchs encore à jouer, il n'est pas en position favorable.

Un état d'esprit résilient malgré les défaites

Comme après les défaites à Deflandre face à Lyon (24-44) puis Montpellier (33-43), les Maritimes ne se projettent donc toujours pas sur la phase finale. « Ce n'est jamais fini, mais de là à dire qu'on va finir dans les 6… On va rester à notre place et recevoir la Section Paloise (le 21 mars, NDLR), l'équipe en forme du moment », a évacué Grégory Alldritt sur Canal+. Contraint de sortir à la 73e pour des crampes, puis de remplacer à la 77e Levani Botia, lui aussi allé au bout de lui-même pour arracher ce second succès à l'extérieur, le capitaine, dégradé chez les Bleus, a encore tout donné.

Les sacrifices de Boudehent et le rôle des leaders

Le symbole du caractère d'un 10e peu ordinaire. Oui, La Rochelle rate sa saison, éliminée de la Coupe d'Europe en poule et reléguée à 26 points de Toulouse en Top 14. Mais son état d'esprit peut d'autant plus laisser croire à un petit miracle qu'elle a des leaders qui changent tout. Parmi eux, Paul Boudehent, qui n'a pas joué une minute du Tournoi des Six Nations. Une chance pour le SR, dont les quatre deuxième ligne pros sont blessés, pas pour lui. « Il fait beaucoup de sacrifices pour notre club, et je pense qu'il est pénalisé en équipe de France parce qu'il joue n°5… Je dois le féliciter. Il est très triste de ne pas être avec elle, j'en suis un peu responsable et donc pas à l'aise avec ça. Mais Paul serre les dents », a salué Ronan O'Gara.

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L'impact de Le Garrec et Hastoy

Sa suspension a beau s'être terminée au côté de deux garçons de 16 et 17 ans travaillant pour le traiteur – « une très riche expérience, on a préparé les entrées, les plats principaux, les plateaux de fromage et les desserts (rires) » –, le manager rochelais a pu à nouveau constater que son équipe va mieux quand Nolann Le Garrec gère le tempo, les montées défensives, le jeu d'occupation et la vitesse des passes. Excellent, le demi de mêlée, de retour à Marcoussis ce lundi, a constitué une charnière dominante avec Antoine Hastoy. Alors que ce n'était que la 5e fois qu'ils commençaient ensemble, le Béarnais, dépassé à l'aller (17-19) et dans le dur depuis, a éclairé la partie à l'issue d'une semaine où l'on a appris que son club lui ouvrait la porte pour un départ trois ans avant la fin de son contrat. « Je suis très content pour lui, il vit des moments un peu délicats mais il fait un super match », a félicité Adrien Séguret.

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La solidarité du groupe face aux critiques

Les cadres de La Rochelle sont en effet à même de faire avec un environnement pas simple. « Vu la qualité de notre effectif, c'est normal qu'il y ait des attentes et des exigences, on en est conscient, a ainsi posé Le Garrec sur Canal+. C'est pour ça qu'on voulait montrer un beau visage. » « N'oubliez pas l'esprit de ce club. Il y a une énorme volonté, on est super soudé, les supporters l'apprécient et on apprécie les supporters. Certains mots pertinents nous critiquent et nous font beaucoup de bien, mais j'espère que les supporters fidèles vont rester avec nous et nous pousser pour finir dans les 8 », a souligné « ROG ». Un manager qui, avant de participer à des réunions sur l'avenir du rugby mondial cette semaine, n'a pas manqué de relever les performances d'éléments au diapason des leaders : le talonneur Quentin Lespiaucq (intégré juste avant le match, il restait sur une grosse boulette contre Lyon, le 31 janvier mais il s'est mis au diapason) et ses jeunes, nombreux samedi. « Je ne suis pas dans le déni : si je pense que le message ne passe pas, je pars tout de suite. Mais je suis avec les joueurs, les joueurs sont avec moi et je suis fier d'eux, a-t-il ajouté. Beaucoup vont expliquer où on est mais ce n'est pas intéressant, les avis extérieurs. Ce qui m'intéresse, c'est l'ambition et la volonté de ce groupe. » Qui en a donc encore en réserve.