L'Aviron Bayonnais en pleine crise après une nouvelle défaite face au Racing
Crise à Bayonne : l'Aviron enchaîne les défaites en Top 14

L'Aviron Bayonnais plonge dans une crise profonde après une nouvelle défaite

Les joueurs de l'Aviron Bayonnais n'ont toujours pas remporté la moindre victoire en cette année 2026. Ce samedi 14 février, en offrant beaucoup trop de points faciles au Racing 92, ils ont essuyé leur deuxième défaite consécutive à domicile au stade Jean-Dauger (39-41), marquant ainsi leur sixième revers depuis le début de l'année. L'équipe navigue désormais en plein doute, une situation que plus personne ne conteste.

Une confiance en berne et des statistiques alarmantes

« La confiance n'est plus là », a reconnu avec franchise le capitaine Arthur Iturria après la défaite des Bayonnais face au Racing (36-41). Cette deuxième défaite de rang à Jean-Dauger en Top 14 constitue une première sous l'ère de l'entraîneur Grégory Patat. Pour retrouver trace de deux camouflets consécutifs à domicile en championnat, il faut remonter à juin 2021, lorsque Bayonne avait chuté face à l'UBB et au Stade Français.

Le Racing 92 a donc succédé à Castres, vainqueur en bord de Nive le 24 janvier (10-13). Les Bleu et Blanc n'ont toujours pas goûté à la victoire en 2026, enchaînant une série de six revers. En élargissant la perspective, ils ne comptent qu'une seule victoire sur leurs dix dernières rencontres. « On n'arrive pas à retrouver cette confiance parce qu'on n'arrive pas à enchaîner des actions positives », analyse le manager Grégory Patat. « On n'arrive pas à jouer tous ensemble au même moment. »

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Un festival d'erreurs coûteuses

En cette journée de Saint-Valentin, les Bayonnais ont multiplié les cadeaux à leurs adversaires. Dans une partie débridée comptant neuf essais, dont cinq de leur fait, ils ont considérablement facilité la tâche des joueurs de Patrice Collazo. Une passe interceptée d'Orabé dans les 22 mètres du Racing s'est transformée en essai d'Hulleu à l'autre bout du terrain (15e, 0-10). Lorsque Fischer a répliqué en force (31e), les visiteurs ont repris aussitôt l'avantage après deux coups de pied contrés pour Tom Spring et Jantjies (33e, 12-18).

« Ça a été très facile pour les autres de marquer et ça, c'est dur, très dur », a grincé Arthur Iturria. Les Bayonnais ont brièvement pris les commandes juste avant la mi-temps, mais le chassé-croisé s'est poursuivi en seconde période. Le revenant Tatafu a inscrit, en force, un essai qui aurait pu être libérateur (58e, 33-28). Mais trois minutes plus tard, Max Spring bâchait un dégagement d'Orabé pour le doublé de Baudonne (33-35). L'addition s'est finalement achevée à 36-41, avec une mêlée bayonnaise en souffrance et pénalisée.

Les explications d'une crise persistante

« Donner trois essais à ce niveau, c'est trop généreux », a insisté Grégory Patat. « On ne peut pas prendre 40 points à domicile en Top 14. C'est trop difficile. C'est dommage parce que je n'ai pas eu la sensation que le Racing a dominé outrageusement notre équipe. Le problème, c'est qu'il nous faut beaucoup d'énergie, beaucoup d'intensité pour scorer des points, là où pour les autres, c'est trop facile. »

Désormais 12es au classement avec dix points de retard sur le top 6, mais avec une avance confortable sur la zone de relégation, la saison des Bayonnais est-elle déjà terminée en février ? « Tant que mathématiquement, il y a de l'espoir... », a balayé le demi de mêlée Baptiste Germain. Avant d'envisager une place européenne ou plus, lui et ses coéquipiers devront trouver le remède à la morosité ambiante.

« J'aimerais avoir l'explication car ça va m'empêcher de dormir », a confié Arthur Iturria. Sept cadres étaient pourtant de retour, et l'infirmerie, qui accueille Joris Segonds, ne pourra servir d'excuse.

La recherche de solutions et un maigre réconfort

« Je trouve qu'on est moins en bloc », a glissé le deuxième ligne. « Ça, c'est un fait. On se précipite un peu quand on fait les choses. Il faut qu'on travaille plus en équipe. Ça sera la base. Les petits ballons tombés par terre, c'est la preuve qu'on n'est pas tous sur la même page. Parce qu'en toute humilité, on n'est pas moins bons que les autres, Toulouse mis à part. »

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S'ils parviennent à cesser de distribuer des cadeaux à leurs adversaires, ce sera déjà un énorme progrès. Les Bayonnais pourront néanmoins se consoler avec le point de bonus conservé, offert par les Racingmen qui ont tapé en touche sur la dernière pénalité en cette journée de Saint-Valentin. Ce point comptera-t-il en juin ? Il y a encore beaucoup de choses à remettre en place avant d'y songer sérieusement.