Une défaite historique pour l'Aviron Bayonnais
Les supporters bayonnais ont vécu un samedi noir au stade Jean-Dauger. Face à la Section Paloise, l'Aviron Bayonnais a subi une défaite cinglante sur le score de 22 à 54, ce qui constitue la plus large défaite à domicile de toute son histoire depuis l'avènement du professionnalisme. Un camouflet qui résonne comme un véritable séisme dans le club basque.
L'humour pour masquer la douleur
Au coup de sifflet final, un supporter a choisi l'humour pour digérer la pilule amère, se levant de son siège en scandant « Patat démission ! ». Une référence ironique à Grégory Patat, l'ancien manager écarté deux mois plus tôt après la défaite contre le Racing (36-41). Ce week-end marquait pourtant la première à domicile de Laurent Travers, le nouvel entraîneur, mais le stade Jean-Dauger a perdu tout son caractère fétiche.
Une humiliation sans précédent
La défaite contre Pau n'est pas une simple déconvenue. Jamais dans l'ère professionnelle l'Aviron Bayonnais n'avait encaissé 50 points à domicile en championnat. Arthur Iturria et ses équipiers se sont littéralement fait rouler dessus par la Section Paloise, encaissant six essais dont cinq sur la seule deuxième période (12-38).
Ce revers signe un troisième échec consécutif à Jean-Dauger en Top 14, et quatre en comptant la Coupe d'Europe. Une première depuis 2021, lorsque trois défaites finales avaient précipité le club dans un barrage mémorable contre Biarritz et en Pro D2.
Le constat amer des joueurs
« C'était franchement un calvaire », a soufflé le capitaine Arthur Iturria après la rencontre. « Les Palois ont été bien meilleurs que nous. On a été battus à peu près partout. Je ne pense pas qu'on ait gagné un secteur de jeu. »
Le constat est sans appel : touche approximative, en-avant à répétition, aucune ligne n'a résisté. Même le score à la mi-temps (10-16) n'était qu'un leurre trompeur. « On est à notre place, à celle qu'on mérite », insiste Iturria, faisant référence à la 11e position du club au classement.
Un coup de massue psychologique
Yohan Orabé, complètement groggy après la rencontre, a exprimé le sentiment général : « C'est une immense déception. 50 points, c'est un peu ridicule. Je pense que toute l'équipe a juste envie de rentrer chez soi, d'éteindre tout et de rester tranquille. »
Les deux victoires précédentes à Montauban et face à La Rochelle à Anoeta sont reléguées au rang de simple anecdote. Ce camouflet contre le voisin béarnais sonne comme un réveil brutal pour un club qui pensait avoir enclenché une dynamique positive.
Laurent Travers et ses joueurs devront maintenant digérer cette humiliation historique et trouver les ressources pour redresser la barre dans un championnat de Top 14 impitoyable, où chaque match devient crucial pour éviter un nouveau plongeon dans les profondeurs du classement.



