Aviron Bayonnais : Une septième défaite consécutive à Clermont expose les mêmes problèmes
Bayonne : 7e défaite d'affilée, les mêmes problèmes persistent

Aviron Bayonnais : Une septième défaite consécutive à Clermont expose les mêmes problèmes

Battus pour la septième fois d'affilée ce samedi à Clermont sur le score de 38-15, les Bayonnais ont une nouvelle fois exposé les mêmes regrets et difficultés. L'équipe dispose désormais de deux semaines avant le déplacement à Montauban pour tenter de trouver un déclic salvateur, mais le temps presse dangereusement.

Un constat alarmant qui se répète

Les semaines passent et se ressemblent de manière inquiétante pour l'Aviron Bayonnais. À chaque déplacement loin du Pays basque, le constat est identique : manque d'engagement collectif, valises pleines de mauvaises habitudes et bilan comptable plus que négatif avec seulement quatre points glanés en neuf rencontres à l'extérieur cette saison.

« On le dit à chaque voyage, il va falloir qu'on se réveille sérieusement », répétait encore l'arrière Guillaume Martocq après le revers en Auvergne. Évoquer uniquement les déplacements serait cependant oublier que depuis quelques semaines, les problèmes ont aussi pris domicile au stade Jean-Dauger.

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À Clermont ce week-end, le déclic espéré après le départ de l'entraîneur Grégory Patat n'a pas eu lieu. Les nouveaux responsables Laurent Travers et Gérard Fraser n'ont pu que constater l'étendue du chantier nécessaire pour redonner une âme à un effectif qui se répète inlassablement depuis trois mois.

Une défense aux abois

En premier lieu, les 36% de plaquages manqués au stade Michelin ont illustré de manière criante les difficultés de la 13e défense du Top 14. « Cela reflète un peu notre état d'esprit et l'implication qu'on y a mis. On était un peu à côté de la plaque », résumait le troisième ligne Arnaud Erbinartegaray.

Sur la même longueur d'onde, l'entraîneur néo-zélandais Gérard Fraser ajoutait : « Pour être performants, le défi physique est primordial, mais en première mi-temps, on a complètement raté le coche. »

Depuis le début de saison, seul Montauban a encaissé plus de points que les Bayonnais. Le staff a pleinement conscience de l'urgence de la situation : « Nous nous remettons toujours en cause. Mais il faut qu'on trouve l'origine de nos difficultés », déplorait Fraser. « Ce samedi, ce sont les transitions, parfois c'est sur le jeu d'avants… On doit régler ces détails pour espérer exister en cette fin de saison. »

Le manque de confiance pèse lourdement en attaque

Avec 16 points de retard à la pause, les Ciel et Blanc et leur ouvreur Joris Segonds y croyaient encore. « 24 à 8, rien n'est fait, il va falloir repartir pied au plancher », glissait le joueur au micro de Canal+.

Mais les bonnes intentions de la seconde période n'ont pas été concrétisées, les Bayonnais ne marquant un deuxième essai qu'en toute fin de match par Paulos (78e), après de trop nombreuses occasions gâchées. Face à l'une des équipes avec la meilleure dynamique du Top 14 et ses offloads dévastateurs, « il n'y avait pas photo » pour Guillaume Martocq.

« Ce n'est pas normal de gâcher autant d'occasions. On a su trouver des espaces mais on n'a pas su scorer », regrettait amèrement Erbinartegaray. En-avant, impatience, imprécisions techniques… Des scories liées inconsciemment à un manque de confiance flagrant dont Joris Segonds avait déjà parlé la semaine précédente.

Gérard Fraser l'a confirmé en pointant un problème d'attitude fondamental : « On manque de confiance, mais on ne doit pas être spectateurs. Il faut qu'on soit acteurs, qu'on aille chercher les points car on ne nous donne rien en Top 14. »

Le temps presse dangereusement

À huit journées seulement de la fin du championnat, Bayonne n'a plus de jokers et la réaction tant attendue va devoir enfin arriver. Pour trouver ce fameux déclic, les joueurs vont bénéficier de dix jours de vacances bien méritées avant un stage à Seignosse destiné à se retrouver et reconstruire une cohésion.

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Pour certains dans l'effectif, comme Arnaud Erbinartegaray (25 ans), une telle crise sportive prolongée est une découverte. Mais l'ailier basque garde malgré tout confiance : « Personnellement, je pense qu'on a toutes les clés en main pour pouvoir réagir. C'est à nous de dire les choses, de nous remettre en question. »

Un état d'esprit que prolonge Guillaume Martocq : « Il faut qu'on avance tous ensemble. Maintenant, il faut que nous, les joueurs, on se concentre sur notre job, sur le rugby et sur nos matchs. »

Après le départ de Grégory Patat, l'Aviron n'aura plus vraiment d'excuses en cas de contre-performance à Montauban le 21 mars. Le réveil est en tout cas absolument nécessaire pour continuer à croire au top 8, à neuf longueurs - le top 6 étant désormais quasiment illusoire, à 12 points - et ne pas se mettre à penser au scénario catastrophe.

L'USAP est aujourd'hui 13e à 18 points des Bayonnais, mais en spécialistes de la lutte pour le maintien, les Catalans pourraient bien venir mettre la pression… avec un dernier déplacement programmé à Jean-Dauger. On n'en est pas encore là, mais la marge d'erreur a considérablement rétréci.