Subvention de 800 000 € à l'ASBH : un débat houleux au conseil municipal de Béziers
800 000 € pour l'ASBH : débat au conseil municipal de Béziers

Subvention de 800 000 € à l'ASBH : un débat houleux au conseil municipal de Béziers

La signature d'un contrat d'objectifs entre l'ASBH, la SASP Béziers Rugby, et la Ville de Béziers, incluant une subvention municipale de 800 000 €, a provoqué de vives tensions lors du conseil municipal du mardi 21 avril. Cette décision ravive les interrogations sur le soutien financier au sport professionnel dans la commune, avec l'opposition pointant une dépendance persistante et des incertitudes quant à l'avenir du club.

Une logique contestée par l'opposition

Laurent Galy, du groupe Rassembler Béziers, a exprimé son incompréhension face au maintien d'une aide aussi conséquente. Il a souligné que l'ASBH figure parmi les trois clubs français les plus subventionnés par des municipalités, qualifiant cette dépense de "punition pour le portefeuille des Biterrois". Selon lui, "l'ASBH coûte la même somme à la Ville que lorsqu'elle en était propriétaire. La logique m'échappe un peu".

Thierry Antoine, du Printemps de Béziers, a renchéri en évoquant des rumeurs persistantes sur la solidité financière du club, remettant en cause la gestion par le fonds d'investissement irlandais Strangford Capital. Il a estimé que cette subvention publique "semble acter la fragilité financière des repreneurs. L'avenir du club reste plus qu'incertain, tant sur le plan financier que sportif".

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La défense du maire Robert Ménard

En réponse, le maire Robert Ménard a justifié ce versement comme un engagement pris envers les repreneurs, affirmant que "Aujourd'hui, il n'y a pas un club qui vit de ses recettes, ça n'existe pas". Il a rappelé que la Ville soutient également le Béziers Volley à hauteur de 713 000 €, précisant que l'aide à l'ASBH représente 16 % de son budget, contre 42 % pour le volley.

Ménard s'est voulu rassurant, indiquant que les repreneurs ont "tenu leurs engagements à la lettre" jusqu'à présent. Il a ajouté : "Ils sont les propriétaires du club. Ils entendent modifier un certain nombre de choses au niveau sportif, dans le recrutement, le staff. C'est leur choix, leur problème, et sur ce point-là, je n'ai rien à dire". Le maire a martelé son attachement au rugby, déclarant : "Tant que je serai maire, nous continuerons à aider massivement le club de rugby professionnel".

Un contexte de financement sportif local

Ce débat met en lumière les enjeux du financement public du sport professionnel à Béziers, une ville où le rugby est souvent présenté comme "l'âme" locale. Les critiques de l'opposition soulèvent des questions sur la viabilité à long terme de tels soutiens, tandis que la municipalité insiste sur la nécessité de respecter ses engagements et de préserver l'identité sportive de la commune.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale