Pascal Thiriot veut former les « Papys Curleurs » niçois pour les JO 2030
Pascal Thiriot vise les JO 2030 avec une équipe de curling niçoise

Pascal Thiriot rêve des JO 2030 avec une équipe de curling niçoise

Sur la Côte d'Azur, Pascal Thiriot est surtout connu comme le président d'Azur Sport Organisation, l'organisateur d'événements sportifs comme le marathon Nice-Cannes. Mais cet homme de 60 ans nourrit une passion plus ancienne et secrète : le curling. Tombé dans ce sport à l'âge de 15 ans près de la patinoire de Viry-Châtillon, il en a fait le moteur de sa jeunesse, jusqu'à frôler la sélection pour les Jeux d'Albertville en 1992.

Une revanche olympique en vue

« J'ai bien comme projet de faire non pas les Rasta Rockett mais les Papys Curleurs », confie Pascal Thiriot avec un sourire. Son ambition ? Monter une équipe masculine de curling entièrement composée de Niçois, avec lui-même comme joueur, pour tenter de se qualifier aux Jeux Olympiques d'hiver de 2030, qui devraient se dérouler dans les Alpes françaises.

Cette idée, qui peut sembler folle, est pourtant sérieusement envisagée. L'ancien curleur, qui a porté le brassard de capitaine de l'équipe de France Juniors, garde une blessure de sa non-participation aux JO de 1992. « Une grande déception que je souhaite corriger », avoue-t-il. À l'époque, la fusion des meilleures équipes par la Fédération avait créé un manque d'osmose qui l'avait poussé à se mettre en retrait.

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Un sport accessible aux vétérans

Pascal Thiriot s'appuie sur des arguments tangibles. Le curling est l'un des rares sports où l'âge n'est pas un frein majeur à la performance. « Certains Canadiens qui approchent la cinquantaine sont encore performants », note-t-il. Il cite également l'exemple de l'équipe de France féminine, menée par Pauline Jeanneret, qui a lancé un projet similaire depuis Besançon.

La France, absente des Jeux d'hiver en curling depuis 1992 (avec une dernière participation en 2010), bénéficierait d'un creux générationnel à exploiter. En tant que pays hôte potentiel pour 2030, l'équipe masculine pourrait être qualifiée d'office, tout comme les formations féminines et mixtes.

Défis logistiques et financiers

Si l'intention est ferme, des détails pratiques restent à régler. Le club de Nice ne dispose actuellement que d'une session hebdomadaire de glace, de 22h à minuit à la patinoire Jean-Bouin. « Il nous faudrait simplement plus d'heures de glace », explique Thiriot, qui a déjà évoqué le projet avec des partenaires potentiels.

L'ancien joueur, qui a arrêté la compétition en 1992, reconnaît que le niveau a évolué. « À l'époque, on lançait la pierre comme au bowling », se souvient-il. Mais il se montre confiant : « J'ai davantage de temps qu'à l'époque pour m'entraîner ». La condition sine qua non ? « La seule condition pour que le projet existe, c'est que je joue moi-même dans cette équipe ».

Entre rêve olympique et réalité sportive, Pascal Thiriot trace patiemment sa route vers 2030, avec l'espoir d'écrire un nouveau chapitre pour le curling français sur la glace niçoise.

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