Nice 2030 : le sprint final pour le pôle glace olympique entre budget, délais et écologie
Nice 2030 : sprint final pour le pôle glace olympique

Nice 2030 : le sprint final pour le pôle glace olympique

Publicité « Faisabilité », respecter « l'enveloppe budgétaire » et garantir « la capacité à livrer dans les temps » : le sprint final pour le pôle glace des Jeux olympiques d’hiver à Nice bat son plein. Entre dépassements budgétaires, délais serrés et enjeux écologiques, l'implantation des infrastructures olympiques dans la plaine du Var à Nice se décide dans les prochains jours. Le préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, se dit « raisonnablement optimiste » quant à l'issue des négociations techniques en cours.

Une deuxième réunion technique cruciale

Nice accueillera-t-elle tout ou partie du pôle glace des Jeux Olympiques d'hiver 2030 ? Une deuxième réunion technique est programmée jeudi 23 avril pour étudier les sites alternatifs à l’accueil des épreuves de hockey sur glace. En lieu et place de l’Allianz Riviera, la compétition masculine pourrait être redirigée vers le stade de rugby des Arboras, capable d'accueillir 12.000 à 15.000 places, tandis que la compétition féminine pourrait se dérouler au palais des expositions, dont la jauge est d’un peu moins de 10.000 places.

L'Allianz Riviera : « le site qui posait problème »

Il faut dire que l’Allianz Riviera avait du plomb dans l’aile. « C'est le site qui posait problème », souligne un acteur du dossier, rappelant que l'enceinte coûte « très cher parce qu'il fallait couvrir le stade ». Une dépense massive qui pèse lourd face à un comité d'organisation tenu à « l'obligation d'une certaine sobriété budgétaire ». À cette facture s'ajoutaient des contraintes techniques drastiques imposées par les instances sportives.

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Selon un autre acteur du dossier, la ligue nord-américaine (NHL) « est quand même assez pointilleuse sur la qualité de la glace au degré près ». Un défi climatique de taille, car « ce n’est pas si simple d'avoir toutes les conditions réunies dans une enceinte aussi grande, en plus à Nice, dans une période où il peut potentiellement quand même faire beau et chaud ». Enfin, il fallait également délocaliser le club de football de l'OGC Nice, ce qui représentait « un impact et un coût non négligeable ».

Un projet réévalué pour des raisons politiques et techniques

Le projet niçois est finalement réévalué en raison d'un « enjeu très politique, mais pas seulement ». Maintenant, la problématique est triple selon Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes : il faut « la faisabilité », respecter « l'enveloppe budgétaire » et garantir « la capacité à livrer dans les temps ». Et l'horloge tourne.

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) impose un rétroplanning strict : « La carte des sites doit être arrêtée mi-juin. Il faut que d'ici la fin du mois d'avril on puisse avoir [une décision] », explique Laurent Hottiaux. Le préfet se veut rassurant sur l'issue des réunions techniques : « Je suis raisonnablement optimiste. [...] L'État, en tout cas, joue un rôle de facilitateur. » Il souligne « un bon état d'esprit et la volonté de trouver une solution » parmi tous les acteurs impliqués.

La ligue nationale de hockey (NHL) est une association sportive professionnelle nord-américaine regroupant les franchises de hockey sur glace du Canada et des États-Unis, dont les exigences techniques influencent directement les décisions d'infrastructure pour les Jeux Olympiques de 2030 à Nice.

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