Earvin Ngapeth, star de l'équipe de France de volley, a révélé dans son autobiographie Magic, dont les bonnes feuilles ont été dévoilées par L'Équipe ce dimanche, s'être adonné à une sortie nocturne en plein milieu des Jeux olympiques de Paris en 2024. Cette sortie a eu lieu juste après la demi-finale, soit deux jours avant la finale.
Une nuit sur les Champs-Élysées
Dans son ouvrage, le n°9 raconte : « J'ai cédé à la tentation. […] Je suis resté avec tout le monde [ses proches qui étaient à la terrasse d'une brasserie]. Sauf que l'établissement fermait à 1h30 et, donc, le patron du restaurant nous a demandé de filer. Je me suis retrouvé en short et claquettes, habillé avec le polo de l'équipe de France sur les Champs-Élysées dans un bar-boîte italien qui fermait à 4 heures du matin. »
Le joueur, passé par Tours et Poitiers, est rentré à 6 heures du matin dans l'appartement qu'il partageait avec ses coéquipiers. Ces derniers l'ont pris en flagrant délit, mais ont choisi de taire l'épisode.
Une finale remportée sans encombre
« Personne n'avait envie de casser le truc et notre dynamique collective, explique Earvin Ngapeth. Le surlendemain, au moment de la grande finale à 13 heures, j'étais là. Frais et dispo. En mission. »
L'équipe de France a battu la Pologne (3-0) et conservé son titre olympique acquis trois ans plus tôt au Japon. Cette anecdote rappelle celle de Souleymane Diawara, ancien défenseur des Girondins de Bordeaux, qui sortait régulièrement la nuit avec l'aval de son staff technique, ce qui lui avait permis de devenir champion de France en 2009.
La question reste posée de savoir si Earvin Ngapeth aurait pu se permettre une telle sortie à Tokyo, où les restrictions liées au Covid-19 étaient en vigueur. Quoi qu'il en soit, cette révélation ajoute une touche d'humanité et d'insouciance au parcours olympique des Bleus, qui ont su allier rigueur sportive et moments de détente.