Émilien Jacquelin, du rêve cycliste à l'or olympique en biathlon à Milan Cortina
Émilien Jacquelin : de Grenoble à l'or olympique en biathlon

Émilien Jacquelin, une ascension olympique marquée par la passion et la détermination

Après quatre épreuves aux Jeux olympiques de Milan Cortina, Émilien Jacquelin s'est imposé dans le cœur des Français grâce à sa personnalité singulière et ses fulgurances sur la piste. Le vendredi 13 février, il termine quatrième du sprint, à seulement trois centièmes d'une médaille olympique individuelle. Loin d'être abattu, il exprime sa frustration mais promet de se surpasser lors de la poursuite deux jours plus tard.

Un tir exceptionnel et une remontée héroïque

C'est au tir que le Grenoblois captive les spectateurs : il réalise un sans-faute en quatre secondes et demie lors de la deuxième séance. Puis, mardi, il rattrape un retard de 50 secondes pour hisser l'équipe de France vers son premier titre olympique en relais masculin. « Je retrouve du naturel. C'était une bataille à vouloir essayer d'évoluer, mais je me perdais, je n'étais plus moi-même. J'ai l'impression de m'exprimer sur ces Jeux et je ne force rien aujourd'hui, donc c'est ça qui est plaisant », confie-t-il après la course.

Des débuts marqués par le cyclisme et la maladie

Né à Grenoble le 11 juillet 1995, Émilien Jacquelin découvre le biathlon après une mononucléose à l'adolescence. Il se destinait au cyclisme, inspiré par l'Italien Marco Pantani : « Je voulais faire comme lui. Pas seulement gagner des courses, mais vibrer, et faire vibrer. Faire des remontées spectaculaires. Être audacieux ». Dès les compétitions juniors, il décroche une médaille mondiale en bronze en 2014, puis intègre l'IBU Cup à 21 ans avant ses débuts en Coupe du monde en 2017-2018.

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Une amitié et un contraste avec Martin Fourcade

Comme un symbole, Émilien Jacquelin et Martin Fourcade montent sur un podium olympique le même jour, le 15 février. Le Grenoblois prend le bronze en poursuite, tandis que Fourcade récupère l'or de 2010 après un cas de dopage. Grands amis, leurs caractères s'opposent : Fourcade est exigeant et rigoureux, Jacquelin brille par son instinct et sa sensibilité. Après avoir tenté de suivre son aîné, il retrouve son plaisir sur la piste en traçant son propre chemin.

Un palmarès impressionnant et une philosophie de course

Aux Championnats du monde 2020 à Anterselva, il remporte l'or en poursuite et en relais hommes, ainsi que des médailles en bronze. « Avant, je voyais Martin, Johannes, Quentin et Simon avec des grands yeux. J'étais très heureux d'être avec eux. En 2020, j'ai réussi à comprendre que non », explique-t-il. Sa personnalité l'aide à aborder les grands rendez-vous, malgré une irrégularité en début de carrière. « Lors des courses d'un jour, je fais les choses naturellement, en étant qui je suis et en prenant des risques. Ma devise est 'qui ose gagne' ». Au total, il compte dix médailles mondiales dont cinq titres, un palmarès à la hauteur de son talent.

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