Julien Absalon, de la gloire du VTT aux sables brûlants du Maroc
L'année 2026 marque un tournant audacieux dans la carrière sportive de Julien Absalon. L'ancien double champion olympique de VTT, âgé de 45 ans et résidant à Fréjus dans le Var, a décidé de relever un défi hors norme : participer à la 40e édition du mythique Marathon des sables, qui se déroulera du 3 au 13 avril dans le désert marocain.
Une reconversion vers la course à pied
Après avoir dominé le monde du VTT cross-country avec cinq titres mondiaux, Julien Absalon s'est progressivement tourné vers la course à pied. Début mars, il a déjà remporté le 63 km du Ceven'trail, démontrant son adaptation rapide à cette nouvelle discipline. « Mon terrain de jeu étant désormais la course à pied, je vois les choses en grand cette année », confie-t-il avec enthousiasme.
Le défi du Marathon des sables : 270 km en autosuffisance
Le Marathon des sables représente une épreuve extrême de 270 kilomètres, répartis en six étapes. La difficulté réside notamment dans une étape reine d'environ cent kilomètres, qui peut durer jusqu'à deux jours pour certains participants. « L'équivalent d'un marathon par jour pendant six jours. On a jusqu'à 30 % de sable par étape. C'est quelque chose de nouveau », explique Absalon.
Les concurrents devront vivre en autosuffisance, dormant à huit sous une tente sur des tapis berbères. « Je suis venu chercher l'aventure. Je n'ai jamais fait de course à étapes. La difficulté va être d'enchaîner les jours avec une récupération pas optimale », ajoute-t-il. Pour alléger son sac, qui pèse un peu plus de 8 kg dont 5 kg de nourriture, il a déconditionné ses repas lyophilisés dans des plastiques plus légers, cherchant à gagner chaque gramme.
Une préparation minutieuse sur les plages varoises
Pour s'adapter aux conditions du Sahara, Julien Absalon a effectué des séances d'entraînement sur le sable des plages de Saint-Aygulf. « D'habitude, je recherche des parcours avec le plus de dénivelé possible. Là, c'est tout l'inverse », note-t-il. Il a intégré la course avec sac à dos, en s'inspirant des techniques des coureurs marocains pour être le plus léger possible. Les températures, pouvant osciller entre 25 et plus de 50°C, constituent une autre interrogation majeure.
Bien qu'il n'ambitionne pas un podium face à l'ultradomination des athlètes marocains, Absalon espère allier plaisir et belle performance. « Le plus difficile sera de se retrouver au milieu du désert coupé de tout avec le strict minimum », souligne-t-il.
Un programme chargé pour 2026
Les défis de Julien Absalon ne s'arrêteront pas au Marathon des sables. Il prévoit de s'engager dans des projets de bikepacking, comme une traversée du Maroc du Nord au Sud en franchissant l'Atlas en gravel. « Ça m'a donné envie en étudiant la course. J'ai même hésité à rentrer à vélo », avoue-t-il.
Côté course à pied, il participera au trail des Maures à Collobrières début mai, puis cherchera à se qualifier pour l'UTMB sur 100 km. « Même passé 40 ans, je progresse encore », se réjouit-il. Enfin, il retentera la Diagonale des Fous (180 km) à La Réunion, souhaitant effacer l'échec d'une précédente tentative effectuée en étant blessé.
Avec cette saison riche en défis, Julien Absalon prouve que la reconversion sportive peut ouvrir la voie à de nouvelles aventures palpitantes, alliant endurance, exploration et dépassement de soi.



