JO d’hiver Milan 2026 : combien rapporte une médaille olympique à un athlète français ?
JO Milan 2026 : primes des médailles pour les athlètes français

JO d’hiver Milan 2026 : les primes des médailles olympiques pour les athlètes français

Alors que la France a débloqué son compteur de médailles aux Jeux Olympiques d’hiver de Milan 2026, avec le titre olympique en relais mixte de biathlon et l’argent en skiathlon grâce à Mathis Desloges, une question se pose : que gagnent les médaillés olympiques en plus de leur breloque en or, en argent ou en bronze ?

Deux médailles dès la deuxième journée

La deuxième journée des JO de Milan 2026 a été marquée par deux médailles pour l’équipe de France. La première est arrivée grâce à Mathis Desloges, qui a décroché l’argent en skiathlon, derrière le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo, remportant son sixième sacre olympique. Sur le podium, Desloges a reçu sa médaille d’argent et une peluche à l’effigie de la mascotte des jeux de Milan-Cortina. Mais au-delà de la breloque, le fondeur de Villard-de-Lans va percevoir une somme substantielle. Même constat pour les vainqueurs du relais mixte de biathlon : Éric Perrot, Quentin Fillon Maillet, Lou Jeanmonnot et Julia Simon.

Les montants des primes pour les médaillés olympiques

Les athlètes médaillés olympiques perçoivent une prime versée par l’État sur le budget du ministère des Sports. Pour ces JO 2026, le gouvernement a choisi d’appliquer les mêmes montants que pour les Jeux de Paris 2024, comme le rapporte le quotidien sportif L’Équipe. Voici les primes en détail :

  • Médaille d’or (champion olympique) : 80 000 euros
  • Médaille d’argent (vice-champion olympique) : 40 000 euros
  • Médaille de bronze : 20 000 euros

Ces sommes sont en hausse par rapport aux Jeux d’hiver de Pékin 2022 et aux Jeux d’été de Tokyo 2020, où les athlètes percevaient 65 000 euros pour l’or, 25 000 euros pour l’argent et 15 000 euros pour le bronze.

Des primes cumulables et imposables

Comme à Paris 2024, si un athlète remporte plusieurs médailles sur la même olympiade, les primes correspondantes s’accumulent. Par exemple, Léon Marchand, avec cinq médailles dont quatre en or aux JO d’été, avait perçu 340 000 euros de primes. Aux Jeux d’hiver de Pékin en 2022, le biathlète Quentin Fillon Maillet avait lui aussi remporté cinq médailles (deux titres olympiques et trois médailles d’argent) et perçu 205 000 euros.

Par ailleurs, les primes versées aux athlètes médaillés sont imposables, une mesure fixée depuis les Jeux de Tokyo en 2021. Les montants perçus sont imposés sur le revenu et le paiement peut s’étaler sur cinq ans. Pour les athlètes ne résidant pas fiscalement en France, la prime est minorée de 15 %, réduisant par exemple un titre olympique à 68 000 euros.

Enfin, les primes sont intégralement versées en cas de victoire en équipe, comme au relais, et les entraîneurs des athlètes bénéficient également de cette récompense, offrant une belle reconnaissance pour ces personnes de l’ombre.