Le ski alpin français aux JO de Milan-Cortina : une seule médaille d'argent avant l'ultime chance
Les Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026 se révèlent particulièrement compliqués pour les skieurs français, qui n'ont ramené jusqu'à présent qu'une unique médaille d'argent. Cette performance modeste place toute l'attention sur l'ultime épreuve de ce mercredi : le slalom féminin, où les Françaises tenteront d'améliorer ce bilan.
Deux jours après l'échec masculin, les slalomeuses françaises en quête de rédemption
Deux jours seulement après le fiasco de leurs homologues masculins, les slalomeuses françaises referment ce mercredi le chapitre olympique du ski alpin avec deux atouts majeurs dans leur manche : la fougue de la jeunesse et la précieuse médaille d'argent de Romane Miradoli. La skieuse de Flaine a vraisemblablement sauvé le ski alpin français d'un zéro pointé historique à Milan-Cortina.
Décrocher une médaille supplémentaire entre les piquets serrés du slalom relèverait cependant de l'exploit pour le trio composé de Marion Chevrier, Marie Lamure et Caitlin McFarlane, rejointes par Doriane Escané. Cette dernière, 22e du géant, sera également alignée pour cette ultime compétition.
Un trio jeune mais prometteur
À Cortina d'Ampezzo, Chevrier, Lamure et McFarlane pourraient déjà arracher un Top 10 et ainsi regarder vers l'horizon avec optimisme. Leur jeunesse constitue un atout considérable, puisque leur moyenne d'âge n'excède pas 24 ans. Cette fraîcheur pourrait faire la différence sur une piste exigeante.
Romane Miradoli, dont la performance en Super-G a été saluée par toute l'équipe de France, inspire particulièrement les plus jeunes. Pour mesurer l'importance de son podium, il suffit de noter que Chevrier et Lamure n'avaient que quelques mois lors des précédentes médailles des Bleues en 2002, tandis que McFarlane n'était pas encore née.
La motivation des nouvelles générations
« C'est super inspirant. Romane nous a encore plus motivées », a affirmé Caitlin McFarlane en marge d'un entraînement près de Dobbiaco dans le Haut-Adige. Le trio a travaillé intensément la recherche de vitesse, sachant que la piste « Tofane » de Cortina est réputée relativement plate et technique.
La skieuse de Morzine, âgée de 23 ans, est la moins bien classée en Coupe du monde de slalom (25e position). Cependant, elle a démontré son potentiel en novembre à Copper Mountain, où elle a terminé 12e mais a battu toutes les stars lors de la seconde manche au temps.
Des profils complémentaires et déterminés
Marion Chevrier, d'un an plus âgée, compte deux 9e places à son actif cette saison. La skieuse de La Plagne a également réalisé la meilleure manche de combiné mardi dernier, un 4e temps sur lequel elle a essayé de « construire » sa confiance. « J'ai trouvé une certaine mesure sur la piste, une sensation sur les mouvements de terrain, je vais m'en servir », a-t-elle expliqué.
Née également en 2001, Marie Lamure n'a pas eu cette chance puisqu'elle est partie à la faute lors de sa dernière compétition. La skieuse de Courchevel dispose d'une énergie considérable à revendre, mais manque encore de régularité dans ses performances. Associée mardi dernier à Romane Miradoli, qui avait fait le plein de confiance avec son 8e temps en descente, elle assure avoir pris bonne note des enseignements.
L'inspiration de Miradoli et les perspectives d'avenir
En montant sur le podium du super-G, la trentenaire Miradoli « nous a aussi montré qu'il ne faut jamais rien lâcher », a ajouté Lamure. Un enseignement précieux pour des athlètes qui, comme leurs équipières, n'auront pas 30 ans pour les Jeux Olympiques de 2030 en France.
David Chastan, le directeur du ski à la Fédération française de ski, espère que le trio « va bien profiter » du modèle Miradoli, et ce dès ce mercredi. « Elles vont essayer, je ne suis pas inquiet », a-t-il avancé avec confiance, soulignant la détermination des jeunes skieuses face à ce défi olympique final.
Alors que le ski alpin français cherche à sauver son honneur à Milan-Cortina, toutes les attentions se portent désormais sur ces slalomeuses déterminées à écrire leur propre histoire, inspirées par le succès de leur aînée et motivées par la perspective des Jeux de 2030 sur sol français.



