JO 2030 à Nice : Muselier et Ciotti sous pression pour un accord avant fin avril
JO 2030 Nice : accord urgent entre Muselier et Ciotti

L'urgence olympique niçoise : Muselier fixe une date limite à Ciotti

La tension monte d'un cran dans le dossier des Jeux Olympiques d'hiver 2030 à Nice. Alors que le projet initial prévoyait l'installation d'une patinoire à l'Allianz Riviera, l'élection d'Éric Ciotti à la mairie de Nice a tout remis en question. Le nouveau maire propose plutôt d'utiliser le palais des expositions, une contre-proposition qui ne convainc pas Renaud Muselier, président de la Région Sud et de la Solidéo.

Un verdict technique sans appel

Renaud Muselier ne mâche pas ses mots : « Le dossier a été expertisé par des professionnels et les instances internationales. La conclusion est qu'il ne peut pas fonctionner en l'état et n'est pas éligible pour le Comité international olympique. » Le président régional, fervent soutien de l'ancien maire Christian Estrosi et de son projet olympique, insiste : « Ce n'est pas un championnat junior qu'on organise. »

Malgré cette fermeté, les arguments techniques précis du rejet n'ont pas été détaillés publiquement. Muselier a néanmoins eu une conversation téléphonique avec Ciotti lundi dernier, où il lui a « expliqué ce qui n'allait pas ». Le maire de Nice aurait exprimé sa volonté de « travailler en bonne intelligence » selon le président de la Région Sud.

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La menace d'un plan B

Face à l'impasse, Renaud Muselier ne reste pas les bras croisés. Il évoque ouvertement l'existence d'un « plan B » qui pourrait délocaliser certaines épreuves prévues à Nice. Si des rumeurs ont circulé concernant Lyon comme alternative, Muselier les dément formellement : « Je n'ai rien proposé du tout. J'ai tout fait pour avoir tout dans le sud. »

Pourtant, la menace est réelle : « J'ai un plan B », confirme-t-il, tout en espérant ne pas en arriver là : « Ce serait quand même une grosse connerie. » Cette solution de secours reste floue mais pèse comme une épée de Damoclès sur les négociations.

Le compte à rebours est lancé

Le calendrier devient critique. Pendant la campagne des municipales, certaines décisions avaient été gelées pour ne pas influencer les débats. Désormais, « toutes les décisions doivent être prises d'ici fin avril/début mai » selon Renaud Muselier. « Il y a urgence, et pas de tergiversations possibles », alerte le président marseillais.

Une réunion cruciale doit avoir lieu prochainement avec le Comité d'organisation (Cojo), la Solidéo et l'ensemble des opérateurs qui répondront aux appels d'offres du vaste chantier olympique. Cette rencontre pourrait être déterminante pour l'avenir du projet niçois.

Les positions respectives

Du côté d'Éric Ciotti, l'entourage du maire réaffirme son « soutien » à l'organisation d'épreuves à Nice. Cependant, il « continue de plaider pour une solution alternative au plan défendu par Renaud Muselier, en particulier en ce qui concerne la patinoire dans le stade de l'Allianz Riviera » selon son porte-parole.

La proposition du maire est claire : installer la patinoire au palais des expositions plutôt qu'à l'Allianz Riviera. Une divergence fondamentale qui nécessite une médiation rapide alors que Nice doit accueillir quatre disciplines de glace (hockey-sur-glace, curling, patinage artistique et short-track), ainsi que la cérémonie de clôture, un village olympique et le centre de presse.

Les deux hommes doivent impérativement se mettre autour de la table pour trouver un terrain d'entente. L'enjeu dépasse les simples considérations locales : c'est la crédibilité de la candidature française pour les JO 2030 qui se joue dans cette course contre la montre.

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