JO-2030 : Renaud Muselier qualifie la réunion de « dernière chance » pour les épreuves de glace à Nice
Le président de la Région Sud, Renaud Muselier, participe ce lundi 20 avril 2026 à une réunion décisive sur l'avenir des Jeux Olympiques d'hiver 2030 à Nice. Il a qualifié ce rendez-vous de « réunion de la dernière chance » pour tenter de sauver les épreuves de glace, menacées par des divergences persistantes entre la municipalité niçoise et le Comité International Olympique (CIO).
Un calendrier serré et des enjeux majeurs
« Il ne s'agit pas d'un ultimatum, il s'agit simplement du rappel du calendrier », a précisé Renaud Muselier, tout en adoptant un ton ferme. Il a averti : « Le 25 avril au plus tard, c'est fini l'histoire ». Des décisions importantes doivent être prises avant fin avril, notamment concernant le lancement de l'appel d'offres pour le COOL (Complexe Omnisports Olympique) prévu à Nice.
Depuis l'élection d'Éric Ciotti à la mairie de Nice, les réunions techniques se sont multipliées entre le COJO (Comité d'Organisation), le DIJOP, le CIO, la Solideo et les services de la ville et de la région. Les divergences sont apparues au grand jour : « Il y a d'un côté le niveau CIO, de l'autre côté le plan alternatif qui n'est pas du tout acceptable par le CIO ».
Le blocage technique et financier de l'Allianz Riviera
Le blocage est à la fois technique et financier. Si les installations ne peuvent pas être implantées à l'Allianz Riviera, certaines épreuves deviendraient impossibles à organiser à Nice. La question centrale concerne le pôle glace : le CIO acceptera-t-il de scinder les épreuves de hockey, les plus lucratives, de celles de patinage ?
Renaud Muselier a mis en garde : « Il y a aujourd'hui des villes comme Lyon et Paris qui ont déjà organisé les championnats du monde et qui sont demandeurs pour essayer de récupérer ces épreuves ». Cette situation représente une menace réelle pour la tenue des épreuves de glace à Nice.
Une réunion cruciale pour l'avenir des JO-2030
La réunion de cet après-midi, qui a démarré à 14h30 et devrait se terminer vers 18h00, réunit « ceux qui décident et ceux qui paient » : le COJO, le DJOP, la Solideo, les deux présidents de région et le ministère. Renaud Muselier ne cache pas son inquiétude : « Les perdre est une catastrophe pour Nice, pour la région, pour les jeux. Avoir gagné les jeux olympiques et les perdre, ça m'irrite un peu. On continue à se bagarrer pour les garder ».
Il rappelle l'enjeu majeur : « Nice, avec la cérémonie de clôture, est un endroit absolument indispensable pour l'organisation des Jeux ». La marge de manœuvre est étroite, comme il l'a souligné : « Ça fait déjà 3 ans qu'on travaille sur ce dossier, on ne trouve pas des solutions en 15 jours. C'est validé par les fédérations nationales, par les fédérations internationales, par les financeurs et par le CIO ».
Cette réunion représente donc un moment critique pour l'avenir des JO-2030 à Nice, avec des conséquences potentielles sur l'ensemble de l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver.



