Jeux d'hiver 2030 : Nice cherche l'unité après la rencontre Muselier-Ciotti
Jeux 2030 : Nice cherche l'unité après Muselier-Ciotti

Jeux d'hiver 2030 : Nice cherche l'unité après la rencontre Muselier-Ciotti

Les équipes de Renaud Muselier et d'Éric Ciotti se sont rencontrées mercredi à Nice, dans une quête cruciale de terrain d'entente concernant les Jeux olympiques et paralympiques d'hiver 2030. Cette réunion technique, décrite comme très constructive par une source proche du dossier, marque un tournant après des mois de polémiques politiciennes. La campagne est finie. Les Jeux l'emportent un peu sur tout, souligne cette source, insistant sur la nécessité pour les responsables de travailler ensemble.

Lyon en embuscade

Alors que Nice tente de gommer ses tensions internes, Lyon se pose en recours sérieux. Le maire écologiste Grégory Doucet, réélu de justesse, propose d'accueillir le pôle glace d'Alpes 2030. Il a suggéré à Véronique Sarselli, nouvelle présidente de la Métropole lyonnaise, de porter cette proposition à deux voix. Bien que le camp niçois tempère en rappelant que ce projet est, à ce jour, porté par la Région Sud, la menace lyonnaise n'est plus fantôme et ajoute une pression supplémentaire dans cette course contre la montre.

Deux visions du pôle glace sur la table

La réunion de Nice a placé la parole aux techniciens, avec deux dossiers radicalement différents concernant le pôle glace, qui inclut hockey, patinage artistique, short-track et curling.

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  • Le projet olympique traditionnel défendu par Renaud Muselier et l'ancien maire Christian Estrosi prévoit la construction du complexe omnisports olympique (COOL) et du village des athlètes sur la plaine du Var, avec une transformation temporaire de l'Allianz Riviera en double patinoire et le palais Nikaïa dédié au curling. Ce projet, conçu selon les exigences du CIO, représente un investissement majeur.
  • Le projet alternatif d'Éric Ciotti privilégie l'utilisation de l'existant pour limiter les coûts. Il propose d'aménager le Palais des expos en patinoire, de rénover le complexe Jean-Bouin, de trouver une alternative pour le hockey et d'accueillir les athlètes à la caserne Auvare. Cette approche éviterait également de priver l'OGC Nice de son stade durant de longs mois.

Un calendrier serré et des enjeux financiers colossaux

Le dossier niçois doit être tranché entre le 15 et le 30 avril, selon Renaud Muselier, avec une carte définitive des sites dévoilée fin juin. Les enjeux sont considérables : le pôle glace génère plus de la moitié des recettes billetterie des Jeux. Les coûts sont évalués à 186 millions d'euros pour le complexe omnisports, financé majoritairement par l'État et la Région, et à 80 millions d'euros pour l'aménagement temporaire de l'Allianz Riviera.

Marina Ferrari, ministre des Sports, a martelé qu'il n'y a pas de plan A ou de plan B pour l'instant, tout en assurant qu'aucune ville candidate ne souhaite sortir de la carte des sites. Reste à savoir si Nice parviendra à trouver un terrain d'entente interne pour se maintenir dans la course. Comme en biathlon, c'est souvent en équipe que l'on gagne, même en coulisses.

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