À la veille de la première étape du meeting international de natation « Mare Nostrum » qui lui tient à cœur, la princesse Charlène, ancienne nageuse olympique, a été nommée vice-présidente du Comité olympique monégasque (COM). Athlète olympique en natation lors des Jeux olympiques de Sydney en 2000, la princesse Charlène épaulera désormais naturellement son époux le prince Albert II, lui-même ancien athlète olympique et président du COM depuis 1994.
Un engagement fort pour le sport monégasque
« Le sport m’a appris la discipline, le respect et le dépassement de soi. Je souhaite aujourd’hui mettre cette expérience au service des athlètes. C’est donc avec un profond sens de l’engagement que j’aborde cette fonction. Le sport porte en lui un impératif d’excellence, mais aussi une responsabilité : celle de rassembler, d’inspirer et de transmettre », commente la princesse dans un communiqué du Palais princier.
La princesse Charlène formera ainsi un binôme avec son mari et président du COM, le prince Albert II, « pour accompagner les athlètes monégasques dans leurs parcours et œuvrer à l’optimisation de leur préparation et leurs performances ».
Partage d’expérience et accompagnement vers le haut niveau
« La Princesse participera activement au renforcement des dispositifs d’accompagnement vers le haut niveau ainsi qu’à la promotion d’un sport inclusif, solidaire et éthique », poursuit le communiqué du Palais. Déjà très engagée auprès des Special Olympics et présidente de la Fédération monégasque de rugby, la princesse Charlène s’implique toujours davantage en Principauté pour partager son expérience.
En mars dernier, elle témoignait dans le quotidien L’Équipe de son abnégation et ses sacrifices durant l’enfance, jusqu’à participer aux Jeux olympiques en 2000 avec l’Afrique du Sud. « Je me mettais beaucoup de pression. Impossible de se dire “Je n’ai pas envie d’aller m’entraîner.” Nous nous levions à quatre heures. Dès cinq heures du matin, j’étais dans l’eau pour nager. Je nageais jusqu’à 6 h 50. Puis il fallait sauter dans la voiture pour arriver à l’école à l’heure. En cours jusqu’à 14 heures, un repas dans la voiture avant du renforcement musculaire ou du travail avec des élastiques. Et piscine, encore, de 16 heures à 18 heures. Toujours dans l’eau froide, avant d’être à la maison vers 19 heures. Je faisais mes devoirs, je dînais et j’allais dormir. Et le lendemain, on recommençait. Le dimanche était l’unique jour de repos. »
« Le sport ne devrait jamais perdre la notion de plaisir et de joie »
La princesse y livrait également sa vision du sport professionnel actuel. Avec ce constat cruel de la perte de plaisir chez des sportifs et sportives qui, comme elle, ont pourtant multiplié les concessions pour devenir professionnels. « L’usure physique et la pression mentale sont devenues énormes, tout comme les enjeux financiers et la visibilité. Je ne sais pas si c’est bien ou mal, mais quand j’observe certains athlètes, j’ai l’impression qu’ils ne prennent plus vraiment de plaisir. Je ne vois pas beaucoup de joie. J’ai l’impression qu’ils sont là uniquement pour gagner et je me demande s’ils profitent du moment. S’ils échouent, c’est un peu la fin du monde pour eux. Il me semble que le sport ne devrait jamais perdre la notion de plaisir et de joie. »
À tout juste un an de l’accueil des Jeux des Petits États d’Europe en Principauté, la princesse Charlène, perfectionniste, dispose donc d’un nouveau challenge à relever en accompagnant les athlètes monégasques.



