Le Bergerac Périgord Pourpre Handball en liquidation judiciaire après une condamnation à 27 000 euros
Bergerac handball en liquidation après condamnation à 27 000 euros

Le Bergerac Périgord Pourpre Handball face à une décision cruciale

Le sort du Bergerac Périgord Pourpre Handball (BPPH) sera scellé lundi 23 février, lorsque le tribunal de Bergerac rendra sa décision concernant la demande de liquidation judiciaire déposée par le club. Cette audience fait suite à une première audience tenue le lundi 9 février, où le club, plongé dans une crise financière profonde, a officiellement sollicité cette procédure extrême.

Une condamnation lourde pour requalification de contrat

La situation du club s'est considérablement aggravée en novembre 2025, lorsque le conflit avec une ancienne joueuse, Roseline Ngo Leyi Yeboh Bakang, a été révélé. Cette dernière réclamait initialement plus de 35 000 euros devant le conseil de prud'hommes de Bergerac, principalement pour des rappels de salaires. Son avocat, Alban Bennacer, spécialisé en droit du sport, avait argumenté que la convention signée en 2022 entre les parties présentait toutes les caractéristiques d'un contrat de travail à durée indéterminée.

Le lundi 16 février, le conseil de prud'hommes, section activités diverses, a donné raison à l'ancienne joueuse. Dans son jugement, il a reconnu l'existence d'un contrat de travail à durée déterminée, l'a requalifié en contrat à durée indéterminée à temps complet, et a établi que la convention collective nationale du sport était applicable. Le salaire mensuel de référence a été fixé à 1 945,03 euros bruts.

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Bien que la joueuse ait été déboutée sur l'indemnité pour travail dissimulé, le club a été condamné à lui verser plus de 27 000 euros. Cette somme comprend notamment 16 196 euros bruts en rappel de salaire. Pour Alban Bennacer, cette décision dépasse largement le cas individuel de sa cliente et pourrait avoir des répercussions plus larges dans le milieu sportif.

Une situation financière catastrophique

Cette condamnation représente un coup dur supplémentaire pour le BPPH, déjà décrit comme "financièrement exsangue" depuis mi-janvier. Après avoir initialement demandé un redressement judiciaire, le club a finalement opté pour une liquidation judiciaire, marquant ainsi l'aboutissement d'une crise qui semble sans issue.

L'équipe féminine, qui évoluait en Nationale 1, a d'ailleurs quitté les terrains depuis le 17 janvier, les joueuses n'étant plus payées. Cette situation soulève des questions cruciales concernant l'avenir des équipes de jeunes, des autres licenciés et des salariés du club.

Les perspectives d'avenir incertaines

Christophe David-Bordier, adjoint au sport de la ville de Bergerac, a exprimé ses préoccupations ce jeudi 19 février. "Ce qui nous intéresse, c'est la suite. Nous souhaitons que le club perdure car il fonctionne. Il faut repartir sur des bases saines", a-t-il déclaré. L'élu envisage une possible rétrogradation de l'équipe féminine en Nationale 3 comme solution pour assurer la continuité.

"Je souhaite que les joueuses qui ont dû arrêter en milieu de saison puissent rebondir", a ajouté Christophe David-Bordier. "Par la suite, il faudra que l'association évolue à son niveau en étant sûre d'avoir les moyens d'effectuer les déplacements."

Dans le milieu du handball local, des rumeurs circulent déjà concernant la formation d'une nouvelle structure associative. Une équipe serait prête à prendre la tête de cette entité, offrant ainsi un espoir de renaissance pour le handball à Bergerac. Cependant, tout dépendra de la décision du tribunal le 23 février, qui déterminera si le BPPH pourra survivre sous une forme ou une autre, ou s'il disparaîtra définitivement.

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