Cameron Woki savoure son titre avec l'UBB malgré une blessure au genou
Woki savoure son titre avec l'UBB malgré une blessure

Cameron Woki savoure son titre avec l'UBB malgré une blessure au genou

La blessure au genou contractée par Cameron Woki contre le Leinster ne l’a pas empêché de savourer un titre qui couronne son retour à l’Union Bordeaux-Bègles l’été dernier. Lunettes de soleil sur le nez, large et lourde ceinture de champion de boxe sur l’épaule, Cameron Woki s’est présenté face aux micros tout sourire à l’issue de la victoire de l’UBB face au Leinster (41-19), ce dimanche à Bilbao, en finale de la Champions Cup. Pas vraiment préoccupé par la blessure au genou qui l’a contraint à sortir dès la 51e minute, il savourait ce titre qui couronne son retour à Bordeaux après un exil de trois ans au Racing 92.

Un vrai soulagement incarné par cette fameuse ceinture de champion comme il l’a expliqué : « C’est un clin pour mon objectif quand je suis revenu à Bordeaux, qui était de remporter un titre. Le club m’a fait un joli cadeau pour personnaliser cette victoire. »

Quels sentiments dominent dans votre esprit ?

Beaucoup de fierté. Je suis très heureux aussi. Le chemin a été très long. On a affronté toutes les meilleures équipes d’Europe pour arriver en finale (Toulouse et Bath en quart de finale puis en demi-finale, NDLR).

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Avez-vous le souvenir d’avoir déjà autant dominé votre sujet durant une première période ?

Non, non (il insiste). Surtout quand on se souvient ce qui s’est passé lors des deux dernières semaines lors desquelles on a fait des premières périodes où on avait été méconnaissables à Bayonne et contre Perpignan (en Top 14, NDLR). On savait qu’on devait réaliser une bonne entame pour espérer gagner ce match. Mais honnêtement, je ne pensais pas qu’on réussirait à prendre le large aussi vite.

Comment l’expliquez-vous ?

C’est difficile. On est une équipe à deux visages. En Coupe d’Europe, on arrive à être très bons. Mais en championnat, il y a des coups de moins bien. On a des joueurs qui ont l’expérience des finales : je savais qu’on réaliserait un bon début de match. Mais de là à mener autant, je ne le pensais pas.

Que vous êtes-vous dit à la pause ?

Qu’il fallait faire preuve d’humilité ! Contre Perpignan, on perdait à la pause. Pourtant, au bout de 10 minutes, on est revenu. On savait que le Leinster avait cette capacité-là aussi. On a mal repris en seconde période, on s’est fait peur, mais on s’est dit sur le terrain qu’il fallait rester humbles.

« Revenir l’été dernier a été une énorme opportunité pour moi. […] Je suis parti malgré moi »

Vous avez su rester patients en n’allant pas trop rapidement sur les extérieurs pour déjouer leur défense… Les Irlandais ont une défense particulière. On peut avoir l’impression qu’il y a des espaces, mais en fait ce n’est pas le cas : ils arrivent à bien « fermer ». On devait faire preuve de patience, les recentrer au milieu du terrain, pour ensuite que nos trois-quarts puissent exploiter les zones libres. Le plan de jeu était simple. Il fallait que les avants fassent un gros boulot. On a fait exactement ce que Yannick (Bru) nous a demandé. Notre capacité à jouer debout nous a ensuite facilité la tâche.

Vous dites que remporter un titre était votre objectif. Jusqu’à quel point étiez-vous en mission pour l’atteindre ? J’étais en mission parce que je devais beaucoup au club. Revenir l’été dernier a été une énorme opportunité pour moi. Chaque fois que je croise Laurent (Marti), je le remercie : je lui devais ça ! Je le devais aussi à mes coéquipiers. Je suis parti malgré moi (en 2022, NDLR). Ce n’était pas ce que je voulais. J’ai déçu pas mal d’entre eux. Tout ce que j’ai produit cette saison, c’était pour leur rendre et atteindre mon rêve de remporter un titre avec Bordeaux.

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Votre retour à votre meilleur niveau fait l’objet de beaucoup de commentaires. Comment l’analysez-vous ?

Comme je l’ai dit à mes proches, c’est quasiment impossible de changer en trois mois. Je pense que j’étais le même joueur, mais je n’étais pas heureux. Ici, je le suis. Et lorsque je suis heureux, je sais que je peux être bon. C’est un plaisir d’aller à l’entraînement tous les jours, je ne traîne pas les pieds. J’ai joué énormément de matchs cette saison, c’est une chance. Je ne pense pas avoir changé. J’ai juste joué avec le cœur. C’est ça qui change la performance.

Pouvez-vous donner des nouvelles de votre genou gauche ?

Je pense que c’est plus de peur que de mal. J’ai les genoux hyperlaxes. J’ai peut-être un peu de chance. On va célébrer cette victoire. J’aurais le temps de faire des examens avec le doc… Vous avez grimacé de douleur tout de même… Oui. J’ai eu très mal. Mais je le répète, je ne me soucie pas trop de mon genou. Je suis revenu à Bordeaux pour être champion. C’est chose faite. Donc mon genou m’importe peu pour le moment. Vous ne comptez pas le ménager ? Non. S’il est foutu, il est foutu dans tous les cas. Je ne vais pas le ménager.