Victor Wembanyama, MVP de la NBA ? Le Français défie les pronostics avec les Spurs
Au vu des nombreux doutes sur son physique, surtout depuis sa thrombose veineuse profonde en 2025, et sur la qualité collective de son équipe des Spurs, incapables de participer aux play-offs depuis 2019, il était presque inconcevable de voir Victor Wembanyama prétendre dès cette saison au titre de MVP.
Et pourtant, fort de performances individuelles immenses et régulières (24,3 points à 50,4 % aux tirs, 11,2 rebonds et 3 contres en moyenne) mais aussi du deuxième meilleur bilan collectif de toute la NBA (54 victoires en 72 matchs, contre 34 en 2024-2025), « Wemby » s’est clairement installé à la table des prétendants, aux côtés de Shai Gilgeous-Alexander, Nikola Jokic et Luka Doncic.
Le titre de meilleur défenseur lui tend les bras
Une nouvelle fois royal lors d’un éclatant succès à Miami (111-136) lundi soir, avec 26 points, 15 rebonds et 5 contres, le phénomène français a assumé cette ambition, pour sa troisième année dans la Ligue. Interrogé à ce propos en conférence de presse, le pivot de 22 ans a d’abord lancé, au sujet de cette récompense individuelle suprême récompensant le meilleur joueur de la saison régulière (via un vote de journalistes et de spécialistes) : « C’est normal qu’il y ait encore un débat actuellement. Mon but est de faire en sorte qu’à la fin de la saison, il n’y ait plus aucun débat ».
Voilà une attaque aussi tranchante que sa destruction, peu avant sur le parquet, de Bam Adebayo, le héros aux 83 pions le 10 mars, limité par la bande à « Wemby » à 18 points (à 5/17 !). Relancé pour connaître ses trois arguments majeurs pour prétendre succéder à Shai Gilgeous-Alexander comme MVP, le vice-champion olympique a volontiers fait campagne.
« Premièrement, je dirais que la défense représente 50 % du jeu et qu’elle est sous-estimée jusqu’à présent dans la course au titre de MVP, a-t-il confié. Je pense être le joueur ayant le plus d’impact défensif dans la Ligue. » C’est clairement l’atout numéro un du leader des Spurs, quasiment assuré d’être élu meilleur défenseur de la saison (DPOY) s’il atteint la barre fatidique des 65 matchs disputés pour prétendre aux titres individuels (il ne doit pas rater plus de deux rencontres sur les dix dernières).
Il joue moins que toutes les autres stars NBA
« Deuxièmement, nous avons quasiment « balayé » le Thunder cette saison, enchaîne l’intérieur de l’équipe de France, en référence au bilan de 4 victoires en 5 oppositions contre le champion en titre, actuel meilleur bilan NBA (57 victoires-15 défaites). Nous les avons dominés à trois reprises lorsque OKC avait son équipe type. »
Enfin, conscient de n’être « que » le 14e meilleur marqueur de la Ligue (24,3 points), très loin de Luka Doncic (33,4 points), « SGA » (2e avec 31,5 points) ou encore Nikola Jokic (8e avec 28 points), Victor Wembanyama sort de sa manche cet argument : « Troisièmement, l’impact offensif ne se résume pas aux points marqués ».
Il pourrait ajouter qu’il est le seul joueur, parmi les 24 meilleurs scoreurs NBA, à disputer moins de 30 minutes par match. Et ce afin de tenter de le préserver au mieux d’une nouvelle blessure qui hypothéquerait les chances d’épopée de San Antonio en play-offs. D’ici là, si jamais les Spurs venaient à rattraper, sur les dix dernières journées de saison régulière, ses trois victoires de retard sur Oklahoma City, Victor Wembanyama aurait un argument massue pour prétendre devenir le premier MVP français en NBA de toute l’histoire.
La saison 2025-2026 marque donc un tournant décisif pour le jeune prodige français. Après des débuts prometteurs mais entachés par des problèmes de santé, Wembanyama a su transformer son jeu et son leadership pour propulser les Spurs parmi les meilleures équipes de la ligue. Ses statistiques défensives impressionnantes, combinées à une efficacité offensive remarquable malgré un temps de jeu limité, en font un candidat sérieux et légitime pour le titre de MVP.
Les experts de la NBA reconnaissent désormais son impact global sur le jeu, bien au-delà des simples chiffres au tableau d'affichage. Sa capacité à influencer les deux côtés du terrain, à dominer les meilleures équipes de la conférence, et à mener son équipe vers des performances historiques après plusieurs saisons difficiles, constitue un argument de poids dans la course à la récompense individuelle suprême.



