Volley-ball : Les présidents de l'Arago et du MHSC VB se confient avant la demi-finale
Volley : Les présidents de l'Arago et du MHSC VB avant la demi-finale

Un chaudron en fusion : Les présidents de l'Arago et du MHSC VB donnent le coup d'envoi de la demi-finale du championnat

Jean-Charles Caylar et Alain Bilicki, présidents amis de clubs rivaux, se sont réunis dans les locaux de Midi Libre à Saint-Jean-de-Védas. Les deux hommes se retrouveront au Barrou de Sète, vendredi, pour le match aller de la demi-finale du championnat entre leurs équipes. Dans cet entretien exclusif, ils partagent leurs perspectives sur cette confrontation attendue.

Une rencontre historique et son impact

Alain Bilicki, président de l'Arago de Sète, exprime son enthousiasme : "Un Montpellier-Sète, ça fait le buzz. À Sète, nous avons rempli la salle en 72 heures. Pour l'image de notre sport, c'est très bien." Jean-Charles Caylar, président du Montpellier HSC VB, ajoute avec ambition : "Ce n'est que le début. La saison prochaine, on se retrouvera en finale. Ce sera encore mieux." Cette demi-finale marque une première dans l'histoire, suscitant des interrogations sur sa singularité.

Les défis et les ambitions des clubs

Interrogé sur le statut de favori, Jean-Charles Caylar reste prudent : "Nous sommes là où nous voulions être. La saison a été construite pour ça. L'expérience me fait dire que les play-offs sont une autre saison qui démarre. Je ne suis pas partisan de la formule sportive proposée par la Ligue nationale." Il souligne la difficulté de prédire un vainqueur parmi les quatre équipes en demi-finale, tout en visant la victoire.

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Alain Bilicki réagit à cette humilité : "Jean-Charles est humble, il a raison de l'être. De notre côté, nous avons déjà rempli notre objectif. On n'oublie pas que Montpellier, deuxième, a fini la saison régulière avec 17 points d'avance sur Sète, sixième. On va être résilient, au taquet et on verra bien." Il met en avant l'importance du premier match au Barrou, dont la réouverture a généré un bel enthousiasme.

L'importance de l'environnement et de la stratégie

Alain Bilicki évoque l'atmosphère unique de Sète : "Quand il a été décidé de refaire la salle, on a demandé de conserver l'esprit chaudron. On sait qu'à Sète, c'est important. Pour ce match contre Montpellier, on espère avoir un chaudron en fusion." Jean-Charles Caylar, de son côté, souligne l'avantage du terrain pour Montpellier : "Nos joueurs se sentent bien dans leur salle. Ils profitent d'une dynamique positive, ils sont toujours combatifs."

Sur la recette pour devenir champion, Alain Bilicki note les difficultés : "Le volley-ball est un sport très difficile. Il est compliqué de garder les joueurs d'une saison sur l'autre, de faire des contrats de longue durée." Jean-Charles Caylar ajoute : "Pour être champion, il faut s'inscrire dans le temps long. Il faut aussi avoir du talent et de la chance." Il rappelle des moments clés, comme la demi-finale de 2022 contre Chaumont, jouée à une balle contestée.

Les aspects financiers et médiatiques

Financièrement, un titre n'apporte pas de gains significatifs. Jean-Charles Caylar affirme : "Je vais vous le dire : rien !" Alain Bilicki renchérit : "Pire, devenir champion de France permet de se qualifier en Coupe d'Europe qui, elle, coûte de l'argent." En termes d'exposition médiatique, Alain Bilicki observe une progression : "Médiatiquement, oui mais cela se ressent d'abord dans les salles partout en France." Jean-Charles Caylar salue le travail de la Fédération Française de Volley-ball, tout en critiquant la Ligue Nationale.

Une rivalité empreinte de respect

Les deux présidents affichent un respect mutuel. Jean-Charles Caylar révèle : "Quand je ne peux pas aller à l'assemblée générale de la LNV, c'est Alain qui a ma procuration, c'est l'Arago de Sète qui représente le MHSC VB." Alain Bilicki ajoute : "Il y a toujours une rivalité sportive mais aussi beaucoup de respect. Si jamais Montpellier est en finale, cela va rejaillir sur le volley-ball héraultais."

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Pour Sète, qui n'a jamais été champion, Alain Bilicki exprime une ambition à long terme : "Notre ambition est d'être, un jour, champion de France. En attendant, on construit." Il met en avant les efforts de structuration du club, notamment avec le centre de formation. Jean-Charles Caylar, de son côté, évoque la pression à Montpellier : "Pour exister à Montpellier, nous avons l'obligation d'être performants sous peine de disparaître des radars."

Pronostic et perspectives

À la veille de la demi-finale, Jean-Charles Caylar conclut avec humour : "Que le meilleur gagne en espérant que le meilleur soit Montpellier." Cette rencontre promet d'être intense, avec des enjeux sportifs et symboliques pour les deux clubs et le volley-ball français.