Zidane : victoire des Bleus à Izmit, un premier pas réussi
Victoire des Bleus à Izmit, premier pas réussi pour Zidane

Pour sa grande première sur le banc de l'équipe de France, Zinédine Zidane a vécu une soirée presque parfaite à Izmit, en Turquie. Seul bémol : il a manqué le début de la Marseillaise. « Le protocole a été plus vite que prévu, malheureusement j’ai eu un petit retard à l’allumage », a-t-il souri après la rencontre, avant de savourer la victoire de ses joueurs (0-1).

Une première victoire, des enseignements positifs

Dans ce stade bouillonnant, les Bleus ont assuré l'essentiel avec une victoire étriquée mais logique. « On a fait trois entraînements et demi et j’ai vu beaucoup de choses très intéressantes, a apprécié Zizou. Ce n’est pas parfait, c’est clair, mais ça augure de belles choses et je suis content de commencer par une victoire. »

Le sélectionneur a déjà esquissé ses intentions de jeu, en plaçant Rayan Cherki en relayeur près de Michael Olise, et en demandant à Kylian Mbappé de débuter sur le côté gauche. « On peut jouer de plusieurs manières, c’est ce qui m’intéresse, explique le patron. C’est pour ça que Kylian a commencé sur le côté. De toute sa vie, il a joué dans toutes les positions devant, donc pas de souci. Je veux voir un peu tout le monde, et je suis très satisfait. »

Le pressing, clé de voûte du dispositif

Le seul but du match est né d'un pressing intense, initié par Ousmane Dembélé dans les pieds du gardien turc. Koné et Cherki ont ensuite maintenu la pression, permettant à Olise de décaler Mbappé, qui a conclu d'une frappe imparable au premier poteau. « On a essayé de mettre des choses en place sur le pressing à la perte du ballon, confirme Jules Koundé. Essayer d’aller chercher, faire des efforts les 10 premières secondes pour récupérer les ballons hauts et se créer des occasions. C’est une chose qu’on a bien faite, on était ensemble, tout le monde a bien bossé sans ballon. »

Zidane a souligné l'intelligence de Dembélé dans ce registre : « Ousmane est un joueur intelligent dans sa façon de presser. C’était bien de la part de tout le monde, l’idée d’aller chercher très haut et de récupérer le ballon le plus vite possible. » Le sélectionneur a insisté sur l'équilibre collectif, « la clé de tout », selon lui : « Parce qu’on a de très bons joueurs, on peut faire de belles choses et on va les faire. Mais par contre, l’équilibre, c’est super important, et l’on a gardé tout au long du match. »

Responsabilisation et filiation avec Aimé Jacquet

Manu Koné, positionné en sentinelle, a couvert beaucoup de terrain et ratissé large. « J’ai trouvé qu’on a plutôt bien fait, notamment sur leurs transitions, c’est une équipe très verticale qui cherche à jouer rapidement devant et on a été très attentifs, estime Koundé. Notre charnière centrale a été très solide, et Manu vigilant à la perte du ballon. »

Les joueurs ont souligné la latitude laissée par leur entraîneur. « A la mi-temps, il a corrigé quelques détails défensifs et quelques trucs offensifs mais rien de superflu, il laisse la liberté aux joueurs, raconte Esteban Lepaul, entré en fin de match pour sa première sélection. Au vu de la qualité de l’effectif, il veut que les joueurs prennent leurs responsabilités, fassent des choses eux-mêmes. »

Zidane perpétue la tradition des grands sélectionneurs. Lundi soir, il a montré à ses joueurs une vidéo de 10 minutes sur l'histoire de l'équipe de France. « Le message, c’était prendre du plaisir, être ensemble, faire les efforts comme équipe », insiste-t-il. Rayan Cherki confirme : « On sent les préceptes qu’il essaie de nous inculquer. Franchement, c’est un pur plaisir. On avait à cœur de commencer cette nouvelle aventure avec lui par une victoire. »

Cette victoire inaugurale est un fait rare : le dernier sélectionneur à avoir réussi cet exploit était Aimé Jacquet, en 1994. Une référence de poids pour Zinédine Zidane, qui lance son ère avec succès.