Les Lavallois, qui ont dominé de la tête et des épaules leur poule, tout en remportant le Trophée Coupe de France, n'ont perdu qu'une seule fois cette saison. De quoi aborder le Final Four de N2, ce week-end, à La Charité-sur-Loire, avec une certaine confiance.
Une saison remarquable
Première de sa poule avec une seule défaite au compteur (75-62, le 18 avril à Vanves), lauréate du Trophée Coupe de France en avril dernier (83-69 contre La Ravoire), l'US Laval Basket réalise une saison remarquable. Alors que son équipe défiera le GAB, samedi après-midi (17 h 15), en demi-finale de Nationale 2 à La Charité-sur-Loire, l'entraîneur Sébastien Cartier savoure, sans pour autant s'enflammer.
L'interview de Sébastien Cartier
Votre saison s'approche-t-elle, jusque-là, de la perfection ?
Elle n'est pas mal, elle n'est pas mal… On a perdu un match mais dans l'ensemble, on a rempli pas mal de cases que l'on avait cochées.
Êtes-vous surpris de cette saison quasi parfaite ?
On est toujours surpris de performer comme ça. On a eu des matchs difficiles mais on les a toujours gagnés. Après, quand on préparait nos rencontres de Coupe de France, nos adversaires nous disaient souvent que notre poule était un peu plus faible que les autres. Personnellement, j'ai du mal à l'évaluer. Mais ce qui est sûr, c'est que les joueurs ont réalisé de belles performances tout au long de la saison.
La montée en Nationale 1 était-elle un objectif ?
La saison dernière, nous avions fini premiers ex æquo, devancés au point-average. On s'était dit qu'on voulait rejouer au moins le top 2-3. Après, quand tu enchaînes les victoires et que tu n'as pas de défaite, tu commences à te dire que tu vas pouvoir te projeter un peu plus loin.
Contrairement au GAB, allez-vous accepter cette montée en N1 ?
Le président a déposé le dossier lundi soir. Donc s'il l'a fait, c'est qu'il souhaite que le club joue en N1. Mais ce sera à la Fédération de trancher.
Ce Final Four de N2 est-il un bonus, ou était-ce un objectif de début de saison, voire l'objectif n°1 ?
L'objectif n°1 des joueurs était de gagner la Coupe de France ; ce qu'on a réussi à faire. Le titre de champion de France, c'est un autre week-end qui se profile, avec quatre très belles équipes. Ça devrait être des matchs serrés et intéressants, avec la particularité d'enchaîner deux rencontres en deux jours. On a conscience de la qualité du plateau mais les gars vont le jouer à fond.
Connaissez-vous l'équipe du GAB, que vous allez affronter en demie ?
Un peu. Quand on était dans leur poule [saison 2021-2022, NDLR], deux joueurs étaient déjà là : Auriol et Lopez. On a aussi joué contre Lannelongue quand il était à Auch. C'est une belle équipe, avec de l'expérience, des shooteurs, des joueurs intérieurs athlétiques. Ça va être un match très intéressant.
Physiquement, comment votre équipe aborde-t-elle ce week-end ?
Comme tout le monde je pense, ça commence à tirer un peu la langue. La saison a été longue. On arrive à la fin de la fin. On a tout de même eu la chance, le week-end dernier, de ne pas avoir de matchs ; ça fait du bien.
Votre équipe sera-t-elle au complet ?
Nous aurons juste un joueur qui ne participera pas à ce Final Four, mais qui sera tout de même avec nous : Léo Maginot.



