UBB: victoire héroïque à Bayonne et maintien dans la course au Top 14
UBB: victoire héroïque à Bayonne et maintien dans la course

En s'imposant à Bayonne (38-40) samedi, l'Union Bordeaux-Bègles s'est relancée dans la course à la qualification et a montré qu'elle ne lâchera rien. Cette fin de saison demande pas mal d'énergie à l'Union Bordeaux-Bègles et une abnégation à toute épreuve. Qualifié pour la finale de Champions Cup le 23 mai prochain à Bilbao face au Leinster, le champion d'Europe en titre s'attache pour l'instant à rattraper son retard dans la course à la qualification en Top 14. À trois journées de la fin de la phase régulière, il est toujours dans le coup après la victoire arrachée à Bayonne (38-40), samedi, au terme d'une belle remontée alors qu'il était mené 38-19 à la 60e minute de jeu.

Un état d'esprit inébranlable

« C'est l'état d'esprit de notre groupe qui nous a fait gagner ce match, souligne Jean-Baptiste Poux, l'entraîneur en charge de la mêlée. Il y a beaucoup de choses à revoir, à corriger, mais ce qu'on retient, c'est que l'équipe n'a rien lâché. On savait que si on passait à travers, on était éliminés. » Face à leurs responsabilités, comme souvent, l'UBB a eu besoin de frôler la catastrophe à Jean-Dauger, avant de sonner la révolte.

Les joueurs témoignent

« J'ai l'impression que c'est comme ça qu'on est construit, souligne le demi de mêlée Maxime Lucu. J'ai l'impression qu'on peut gérer plus facilement des saisons. Il nous arrive beaucoup de pépins, on se met des bâtons dans les roues nous-mêmes. Mais quand on est dos au mur, on répond présent et on se relève. On est encore vivant dans ce Top 14. Ce groupe est fantastique. J'avoue que durant les semaines, je préférerais être parfois un peu plus tranquille mais on est construit comme ça. »

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Les trois défaites à domicile (Stade Français, Pau, Montpellier) et les points lâchés en début de saison à l'extérieur ne laissent plus aucune marge aux Bordelais dans ce sprint final. À quinze jours d'une nouvelle finale de Champions Cup, les cadres ont été obligés d'enchaîner pour relancer la machine du côté de Bayonne. « On s'est mis tout seul dans le pétrin, rappelle Maxime Lucu. On n'a pas le choix de faire des efforts comme ça. Aujourd'hui (samedi), on a bossé à 23 et on a gagné ces quatre points qui sont très importants. »

« On savait que si on ne gagnait pas ce match, ça allait être très compliqué de se qualifier. On est allé chercher l'énergie dans les têtes », poursuit le troisième ligne Marko Gazzotti, entré en jeu à la 47e minute avec Matthieu Jalibert, Louis Bielle-Biarrey et Sipili Falatea. En course sur les deux tableaux, l'UBB ne peut pas se permettre de lever le pied.

La difficulté de basculer entre les compétitions

Il n'est pas si simple de basculer d'une compétition à l'autre, comme en témoignent le match face à Montpellier (21-23) et l'entame face à Bayonne. « Le plus dur, ce sont les émotions que l'on peut vivre. Il y a quelque chose qui se passe autour de ce club et ce groupe avec cette fièvre européenne, explique Maxime Lucu. Revenir au quotidien du Top 14, c'est difficile. Je trouve que plus on avance dans les saisons, plus on vit ça, et plus on est une équipe qui grandit là-dessus. Gagner à Bayonne six jours après la demie face à Bath, ce n'est pas facile. Mardi, mercredi, on avait des mecs qui baissaient la tête et qui avaient énormément donné sur cette demie. On est encore sur le pont et on arrive à gagner des points importants. Chapeau à tout le monde. Il faut valider ça face à Perpignan (samedi prochain) mais en tout cas, on est encore vivant. »

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