UBB : une approche sereine avant la finale européenne à Bilbao
UBB : sérénité avant la finale européenne à Bilbao

L’Union Bordeaux-Bègles (UBB) ne change pas ses habitudes à l’approche de cette deuxième finale européenne, comme en témoigne l’ambiance détendue ce vendredi. Mais la pression risque de monter d’un cran ce samedi. À leur descente de l’avion jeudi soir, le staff et les joueurs de l’UBB ont ressenti un petit coup de pression en croisant la délégation du Leinster dans le hall de l’aéroport de Bilbao. Cependant, cette petite tension est vite redescendue ce vendredi, à la veille de la finale de Champions Cup à San Mamés.

Une ambiance détendue avant le choc

Lors des 15 premières minutes de la mise en place du capitaine ouvertes aux médias, et lors de la conférence de presse d’avant-match, les mines étaient plutôt détendues. Un an après leur tout premier sacre à Cardiff, les Bordelais ont appris à gérer l’approche de ces grands rendez-vous. « Il faut essayer de ne pas jouer le match avant, explique simplement Maxime Lucu. On essaie de rester dans notre bulle, de profiter de ces moments-là tous ensemble parce que ce sont des semaines incroyables. »

Une tradition respectée à leur manière

La tradition veut qu’une équipe qui se déplace pour la première fois à San Mamés dépose un bouquet de fleurs au pied du buste du « Pichichi », posé juste en bord de terrain. L’UBB ne l’a pas fait. Il ne faut pas y voir un manque de respect envers Rafael Moreno Aranzi, légende de l’Athletic Bilbao, né un 23 mai 1892. Le club de football basque n’en a d’ailleurs pas tenu rigueur aux Bordelais puisqu’il a offert ses maillots rouge et blanc aux cinq joueurs de l’effectif nés au Pays basque (Lucu, Uberti, Matiu, Mousquès, Perchaud).

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Des habitudes qui rassurent

À l’image de Maxime Lucu, pur produit régional, l’UBB se sent un peu comme chez elle en Biscaye. Et elle ne change pas ses habitudes à l’approche de ce grand rendez-vous. Avant la mise en place, Ben Tameifuna fait cracher la sono, Damian Penaud distribue les nuquettes à ses coéquipiers, sous les yeux d’un Arthur Retière hilare. Sous une chaleur accablante, le président Laurent Marti s’autorise le T-shirt et le short, bien plus à l’aise ballon en main pour faire quelques passes à Christophe Laussucq, l’entraîneur de la défense.

Les éléments à maîtriser

La météo sera un facteur à prendre en compte. « On a un staff qui est vraiment très élaboré là-dessus et avec qui on a travaillé depuis maintenant notre arrivée à Bilbao et même avant, sur toutes les formes de collation et de boissons pour éviter de perdre le moins d’énergie et d’en garder le maximum pour le match, explique Maxime Lucu. On y réfléchit mais je préfère jouer sous un temps comme ça. » Préservé toute la semaine, Adam Coleman, casquette à l’envers, se contente de petits ateliers en marge du groupe. « Peut-être que je deviens vieux, sourit-il. Mais je me sens bien, je serai prêt ! »

Les dernières heures avant le match

À l’approche de la finale, les dernières heures à l’hôtel risquent d’être longues. Mais l’UBB prendra soin de fêter l’anniversaire de son manager Yannick Bru (22 mai). « On va essayer de lui faire un petit dessert, souligne Maxime Lucu. On va passer un dernier moment ensemble, de retarder le maximum possible le retour en chambres, pour ne pas passer de temps trop isolé à ruminer le match. Je pense qu’on va regarder aussi Montpellier qui joue la finale de la Challenge Cup. Il y en a qui préfèrent regarder des films et des séries, ou des joueurs comme Adam (Coleman) qui sont un peu plus vieux et qui préfèrent dormir à 9 heures (rires). On ne change pas les habitudes. » Jusqu’à présent, cette manière de fonctionner leur a souri.

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