Deux ans après avoir quitté le peloton professionnel, Thomas Boudat est de retour sur un vélo. Dimanche, il espère se faire plaisir sur une épreuve qui l’a longtemps fait rêver et qu’il n’a jamais remportée. Au terme de neuf saisons au cœur du peloton professionnel (2015-2024), Thomas Boudat a entamé, à 30 ans, une nouvelle trajectoire professionnelle sans renoncer à ses passions sportives. Après avoir pris part au semi-marathon de Paris et au marathon de Milan, il s’alignera ce dimanche 26 avril au départ du Grand Prix Lucien Fouchy. Il en explique les motivations.
Une nouvelle vie professionnelle, mais toujours la passion du sport
Après une riche carrière chez les professionnels, qu’est-ce qui vous a incité à (re) prendre une licence chez les amateurs ? Le plaisir simple d’accrocher un dossard, de retrouver des copains sur des épreuves qui me plaisent et/ou auxquelles je n’ai pas eu l’opportunité de participer lorsque j’étais junior. Également, l’occasion d’encadrer en course des jeunes sociétaires de mon club le VC Sud-Gironde.
La Lucien Fouchy, un rêve d’enfant
La Lucien Fouchy figure donc sur la shortlist des épreuves que vous affectionnez ? Plus que ça ! Cette course qui passe quasiment devant ma porte m’a longtemps fait rêver lorsque j’étais tout jeune cycliste. J’étais impatient de pouvoir y participer et très désireux de la gagner. Elle est un peu perçue comme le ''championnat du monde'' des amateurs régionaux et bénéficie d’un singulier engouement.
Elle manque à votre palmarès, pensez-vous combler cette ligne dimanche ? Je crains que non car, faute du temps nécessaire, je manque de préparation spécifique même si au niveau cardio je crois être prêt. Ma nouvelle activité sur l’exploitation viticole familiale est passionnante mais très chronophage. Cet hiver, j’ai fait des footings à la frontale pour tenter de boucler le marathon de Milan, le 12 avril dernier, en moins de 3 heures.
Un défi marathon à relever
Y êtes-vous parvenu ? Non, j’ai débordé de quatre minutes après avoir pris ''un gros éclat'' au passage du mur des 35 kilomètres. Ce défi me tient à cœur, je compte renouveler la tentative. Peut-être en décembre à Valence ? À quelle course cycliste compareriez-vous un marathon ? Sans hésitation à une étape de montagne avec quatre cols hors catégorie, type Hautacam, à franchir. C’est une discipline extrêmement exigeante.
Qu’est-ce qui vous attire dans ce sport ? Son ambiance festive et conviviale. C’est un panachage hétéroclite de niveaux sportifs, d’objectifs personnels, de dépassement de soi, d’humilité, de solidarité au cœur d’une même épreuve qui mêle champions et anonymes. C’est un exercice individuel un peu comparable au contre-la-montre cycliste !
Une nouvelle vie passionnante
Trouvez-vous votre bonheur dans cette nouvelle vie ? J’exerce en famille une activité qui me passionne et pour laquelle je m’investis totalement. Dans une période troublée et incertaine pour la viticulture, parvenir à se diversifier, à s’adapter à la conjoncture en même temps qu’aux nouvelles aspirations des consommateurs constitue un beau challenge à relever.
Si vous deviez résumer votre carrière en seulement trois mots ? « Enrichissante, passionnante et exigeante. Si elle était à refaire, je la referais mais différemment ! »
Prix de la municipalité à Saint-Médard
Ce samedi après-midi à Saint-Médard-en-Jalles, sur un circuit fermé de 2,2 kilomètres sans difficulté topographique, se disputeront deux courses réservées au niveau Accès organisées par l’EC Médoc Atlantique du président Patrick Ballanger. Dès 13 heures, les catégories 3 et 4 s’élanceront pour 66 km de course, suivis des 1 et 2, à 15 heures, pour 74,8 km. Une centaine de coureurs en découdront pour succéder à Clément Dupin et Jesse Seguin, vainqueurs de l’édition 2025.



